Sommes-nous dans un marché baissier?

L’indice du TSX vient d’atteindre un sommet historique à 16 612,81 points, battant le dernier record de 16 567,47 de juillet 2018. Pour la séance se terminant le 18 avril, l’indice Dow Jones a clôturé à 26 559,54, à moins de 1% de son record historique de 25 828,39 atteint en octobre dernier. Ce n’est donc qu’une question de temps avant que l’indice Dow Jones atteigne également un nouveau sommet historique.

Alors, pourquoi quelqu’un penserait-il à un marché baissier? C’est pourtant ce qu’a affirmé Peter Schiff. En 2006, Peter Schiff prédisait une crise financière et l’indice Dow Jones en bas de 10 000. Selon lui, nous sommes dans un marché baissier. La remontée boursière après la chute à la fin de 2018 serait une correction. Si vous êtes du genre à ne pas trop prendre au sérieux Peter Schiff, peut-être cet article de CNBC saura vous convaincre.

Chronique d’une crise financière annoncée (partie 1)

C’est quoi un marché baissier?

La définition d’un marché baissier, ou « Bear Market », est la chute à la bourse de 20 % ou plus depuis le dernier sommet atteint. Si la chute est plus de 10 %, mais moins de 20 %, on parle alors de correction. Entre octobre et fin décembre 2018, l’indice Dow Jones chuta d’environ 19 %.

S’il est clair que le Nasdaq entrait en territoire baissier, les opinions divergent encore pour le Dow Jones. Maintenant que l’indice Dow Jones a regagné plus de 20 % depuis le début de l’année et est à moins de 1 % d’un nouveau sommet, on ne sait plus trop quoi penser.

Chronique d’une crise financière annoncée (partie 2)

Durée moyenne d’un marché baissier

Selon des analystes chez Goldman Sachs et CNBC, un marché baissier dure environ 13 mois et prend jusqu’à 22 mois à la bourse pour retourner à la normale. Dans le cas d’une correction, la chute dure environ 4 mois et la reprise se fait après environ 4 mois.

Du moins, cela a été le cas depuis la deuxième guerre mondiale. Puisque la reprise actuelle du Dow Jones s’est faite en 4 mois, on a maintenant tendance à croire que la chute de décembre 2018 fut plutôt une correction et non la venue d’un Bear market.

Chronique d’une crise financière annoncée (partie 3)

Cette fois-ci, c’est différent!

Examinons un instant le graphique du Dow Jones depuis 2000.

Même si les performances du passé ne sont pas nécessairement garantes des performances futures, on s’est tout de même habitué au pattern suivant dans les marchés boursiers : une montée (reprise), suivie d’un sommet; après une certaine résistance autour du sommet, la bourse subit une grande chute caractérisée par une correction ou l’entrée dans un marché baissier. C’est pour ça qu’on parle de cycle boursier : « bull market » et « bear market ».

Toutefois, après la crise financière de 2008, les choses ont changé. La reprise a effectivement eu lieu. Suite à l’accord conclu entre la Grèce et ses créanciers européens, l’indice Dow Jones connut son premier sommet historique de 18 140,70 en février 2015. Après une certaine résistance autour du sommet jusqu’en 2016, la bourse a toutefois continué à grimper jusqu’à son sommet en octobre 2018.

Les assouplissements quantitatifs (QE1 à QE3), ainsi que les réductions d’impôt à la fin de 2017 ont fortement contribué à doper les marchés boursiers. Au lieu d’utiliser les fonds pour des dépenses en capital, la plupart des compagnies ont plutôt procédé à des rachats d’actions. Pour l’année 2018 seulement, il y a eu pour $ 1,1 mille milliards US de rachats d’actions.

Selon certains experts, l’effet des réductions d’impôt devrait s’estomper lors de la deuxième moitié de 2019. Cependant, la ratification de l’accord Canada – États-Unis – Mexique prendra probablement la relève.

Un récent rapport de l’ITC (International Trade Commission) des États-Unis dévoile que la ratification du nouvel ALÉNA apportera une poussée de $ 68,2 milliards US au Dow Jones. Cette ratification, prévue pour cette année, devrait atténuer les effets pervers du Brexit, prévu maintenant pour le 31 octobre au plus tard.

Comment profiter d’un marché volatile

Sommes-nous dans un marché baissier?

Malheureusement, la réponse à cette question n’est plus aussi simple, selon moi. Les lois du marché sont constamment altérées. C’est la fin du QT (resserrement quantitatif) et maintenant on parle d’un retour possible du QE (QE4). On parle également de la possibilité que la Fed cesse les hausses du taux d’intérêt et le baisse à nouveau près de zéro.

En décembre 2018, on parlait de taux inversé. Depuis la deuxième moitié du vingtième siècle, une inversion de taux a toujours annoncé une récession dans les 10 mois qui suivaient. La Fed sait probablement quelque chose qu’on ne sait pas.

Finalement, n’oublions pas les pourparlers entre la Chine et les États-Unis sur les tarifs commerciaux. Avant, permettez-moi de vous présenter Robert Shiller. Robert Shiller est un professeur de sciences économiques à l’université Yale. C’est un lauréat du prix Nobel qui a su prédire les récessions depuis des décennies. Selon Shiller, une victoire de Donald Trump aux élections de 2020 ferait grimper l’indice Dow Jones et retarderait la récession qu’il a lui-même prédite pour 2019.

La seule façon pour moi d’interpréter cette observation est que le président américain fera tout ce qui est en son pouvoir pour que la fête continue. Ce ne serait pas étonnant si les pourpalers entre la Chine et les États-Unis se poursuivent tout le long de 2019, avec des annonces prometteuses, mais sans accord définitif jusqu’en 2020.

Avertissement!

Cet article reflète mes opinions uniquement.  Les données proviennent de mes recherches sur l’internet. Même si j’ai vérifié plusieurs sources, je ne peux pas garantir que toutes les informations données sont exactes.