Avec un prix du brut négatif, quelles sont les implications pour le dollar américain?

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Quelque temps après l’effondrement du système Bretton Woods, les États-Unis concluaient des ententes avec des pays exportateurs de pétrole, tel que l’Arabie Saoudite, qui acceptaient de fixer leur prix en dollars américains, en l’échange de protection militaire. Cette manoeuvre a permis aux États-Unis de préserver la dominance de sa monnaie. Du moins, jusqu’à tout récemment.

La révolution du gaz de schiste

Au début du nouveau millénaire, de nouvelles techniques permettaient aux États-Unis de devenir un exportateur net de pétrole grâce au gaz de schiste. Cet afflux massif contribuait au déclin rapide du prix du brut en 2014. L’Arabie Saoudite pensait déjà qu’une chute de prix ralentirait la production du gaz de schiste et éliminerait la compétition. Cependant, le crédit facile gardait cette industrie en vie.

Est-ce le début de la fin du pétrodollar?

Avec la crise du coronavirus, le calcul de l’Arabie Saoudite avec sa guerre de prix avec la Russie semble fonctionner. Irrités, les États-Unis ont pris la décision de retirer deux batteries antimissiles censées protéger la monarchie de l’Iran. Le président américain considère même imposer des tarifs au pétrole saoudien et réduire la présence de militaires autour de la monarchie.

En représailles, l’Arabie Saoudite considère ne plus vendre son pétrole en dollars américains. Déjà, des pays comme la Russie et la Chine commercent en utilisant leurs monnaies respectives. Tout semble indiquer qu’on assiste à la fin du pétrodollar.

Or, si les États-Unis ont pu maintenir leur dominance au niveau global, c’était grâce au pétrodollar. La perte de ce statut réduirait également la capacité du gouvernement américain à emprunter à un taux réduit. Au dernier trimestre de 2019, 60 % des réserves de devises dans les banques centrales étaient exprimées en dollars américains. De plus, près de 40 % des dettes mondiales sont exprimées en dollars américains. L’élimination du pétrodollar causerait un rapatriement des dollars aux États-Unis et ce sera l’hyperinflation assurée!

Comment profiter de la chute du pétrodollar?

Un rapatriement des dollars américains impliquerait l’utilisation de cette devise pour acheter des biens et des actifs aux États-Unis. Ça incluerait les actions américaines. Déjà, la Fed ne ménage pas ses efforts pour continuer à gonfler le SP500. Toutefois, il faudrait être prudent! Tout ce qui monte finit par descendre! Et plus haut le sommet, plus brutale la chute!

Plusieurs investisseurs pensent que le prix de l’or explosera. Le métal jaune affiche un gain de 14 % depuis le début de l’année. Bank of America projette le prix de l’or à 3 000 $ d’ici 2021. Paul Tudor Jones, un milliardaire qui a fondé un hedge fund, croit plutôt que Bitcoin est la meilleure protection contre l’inflation qui vient.

Avertissement!

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.

Que nous réserve Novavax en 2020?

Novavax (NVAX) est une compagnie en biotechnologie qui promet de développer des vaccins contre le virus respiratoire syncytial (VRS), l’influenza et même l’ébola. De plus, Novavax est dans la course pour trouver un vaccin contre la pandémie du Covid-19.

Pile ou Face avec Novavax!

Si vous avez acheté des actions de Novavax dans le passé, il y a de fortes chances que juste le fait d’évoquer le nom de cette compagnie vous laisse un goût amer! Mais si vous avez résisté à la tentation de vous débarasser de vos actions après le regroupement de 20 pour 1 de l’année dernière, votre patience aura valu le coup. Le titre de Nvax s’est apprécié de plus de 1 000 % depuis le début de l’année!

La désignation « Fast track »

En effet, Novavax a le vent dans les voiles! En janvier, la FDA a accordé le statut « Fast track » à la compagnie pour le développement de son vaccin NanoFlu contre l’influenza. Cette désignation accélère le processus d’évaluation. Puis, en mars, Novavax annonça une réussite totale de sa phase 3. Tout semble indiquer que le FluZone de Sanofi(SNY) fera face à une compétition féroce à partir de 2021!

Un coup de pouce du CEPI!

En plus du NanoFlu, Novavax s’est également lancée dans la course pour trouver un vaccin contre le Covid-19. Son expérience avec d’autres coronavirus tels que le SRAS et le virus du Moyen-Orient l’ont sans doute aidé à dénicher une subvention de près de 400 millions du CEPI (Coalition for Epidemic Preparedness Innovations). Cette aide surprise permettra à Novavax de financer la phase combinée 1/2 du développement du NVX-CoV2373, dont les résultats préliminaires sont dus pour le mois de juillet.

Novavax est-elle un titre à acheter?

Le titre de Novavax est en train de grimper à cause de plusieurs bonnes nouvelles. Il y a la frénésie des investisseurs pour la compagnie qui aura trouvé le vaccin contre le Covid-19. Présentement, Novavax semble être au coude à coude avec Moderna(MRNA).

De plus, Novavax affirme ne pas avoir abandonné son intention de développer son vaccin contre le RSV, dont les résultats de la phase 3 furent décevants plus d’une fois.

Si la FDA donne effectivement le feu vert pour le vaccin NanoFlu, et que les résultats en juillet pour le NVX-CoV2373 sont satisfaisants, je crois que le titre de Novavax a le potentiel de grimper au-dessus de 100 $. Cependant, il faut garder en tête que beaucoup d’argent chasse en ce moment des investissements rentables. Le titre de Novavax risque de s’essouffler vite avant que d’autres bonnes nouvelles arrivent!

Avertissement!

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.

Comment investir dans un marché Zombi!

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Quiconque prêtait attention aux marchés financiers depuis 2008 a pu se rendre compte à un moment donné que le système est brisé. La Fed américaine avait déjà expérimenté avec l’assouplissement quantitatif (QE) lors de la Grande Dépression, mais pas aussi généreusement que durant la Grande Récession. C’est aussi après 2008 que la Banque Centrale Européenne (BCE) et la Banque du Japon (BoJ) décidaient d’adopter pour la première fois dans l’histoire des taux d’intérêt négatifs.

Si les politiques monétaires ont créé la plus grande expansion économique de l’histoire, elles ont également fortement fragilisé le système financier. Des taux d’intérêts nuls ou négatifs, combinés à un afflux massif de fonds, ont contribué à la création de toutes sortes de bulles d’actifs. En 2018, 13 % des compagnies dans le monde étaient des compagnies qualifiées comme zombies. Une telle compagnie ne fait pas assez de profits pour couvrir le remboursement de ses dettes. Dur à croire peut-être, mais Tesla et Netflix font partie de cette liste!

             Lire aussi : Mon opinion sur l'or

Maintenant que nous vivons ce qu’on nomme le Grand Confinement, la Fed a déclaré que leur nouvelle ronde de QE n’aura pas de limite! Non seulement elle va garantir un plan de sauvetage pour toutes les compagnies qui ont fait preuve d’un manque flagrant de responsabilités financières, la Fed envisage même de sauver le marché des bonds à haut risque. Sous prétexte de sauver l’économie du coronavirus, la Banque centrale américaine a littéralement promis de sauver tout ce qui faillit!

Un système encore plus fragile!

À cause de la nouvelle position de la Fed, le peu de sérieux qui restait dans l’art d’investir est en train de prendre le bord. Les principes fondamentaux fonctionnent encore moins. Dorénavant, des options d’achats du pétrole peuvent prendre une valeur négative. Une option peut être profitable un jour, et à la perte le jour suivant. Au risque peut-être de tomber sous zéro également! Un taux de chômage à 30 %? Pas grave! La Fed s’assure que le Dow dépasse 40 000! On dirait un retour à la République de Weimar!

Comment investir dans un marché zombi?

La réponse directe à cette question est qu’on n’investit pas! Vaut mieux tenter sa chance avec l’or ou les cryptos! Puisque la Fed envisage même de pomper de l’argent directement dans les marchés boursiers en achetant des FNB, il ne faudrait pas s’étonner que le SP500 continue de grimper. On peut essayer d’en profiter, mais je pense que c’est trop risqué. De toute façon, ces titres sont déjà hors de prix!

Tout comme pour des compagnies zombies, il est difficile de prédire ce qui pourrait arriver dans un marché zombi. C’est comme construire des châteaux en Espagne. En ce qui me concerne, j’ai décidé de réduire mon exposition à la bourse! Je placerai plus d’argent quand ça redeviendra plus sérieux!

Avertissement!

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.

Ce qu’on peut interpréter du prix d’un baril brut négatif

Le prix du baril brut WTI a clôturé à 18,27 $ vendredi et a continué sa chute en territoire négatif ce lundi à -37,63 $. Un prix négatif signifie que les producteurs doivent maintenant payer les acheteurs potentiels pour se débarasser des barils de pétrole.

D’abord, la question qui me vient tout de suite à l’esprit est comment il est même possible que le prix du pétrole tombe en territoire négatif! Le prix du pétrole dépend de l’offre et de la demande, mais également du prix négocié sur les marchés. Les spéculateurs ne font que négocier des options d’achats et de ventes, sans jamais obtenir physiquement le pétrole.

Certes, il y a un choc entre l’offre et la demande. À cause de la crise du coronavirus, la demande de pétrole est à son plus bas, mais cela ne signifie pas qu’elle est à zéro! Après tout, même si les gens conduisent moins et que les avions ne volent pas, le pétrole a d’autres utilisations. En 2017, plus de 12 % du pétrole servait à chauffer les maisons et produire de l’électricité dans les pays de l’OCDE. La logique aurait dicté un prix proche de zéro, mais pas négatif.

Quoi interpréter d’un prix du WTI négatif?

Un prix du baril négatif n’est pas plus logique que des taux d’intérêt négatifs! Ce genre d’occurence laisse à interpréter que le système financier tel qu’on le connaît est brisé. Je tends à penser que c’est une décision politique pour faire cesser la guerre des prix entre l’Arabie Saoudite et la Russie. Les compagnies de gaz de schiste étaient déjà en péril. Il n’y a qu’à clouer le cercueil!

Même si je pense que l’ère du pétrole tire à sa fin durant ce siècle, je crois qu’on a une excellente opportunité d’achat. Non seulement parce que la tendance sera assurément à la hausse post-coronavirus, mais parce qu’il était prévu que l’offre mondiale de pétrole serait en chute après 2020. Un titre à considérer est USO, mais il faudrait s’attendre à beaucoup de volatilité pour les prochains mois!

Avertissement!

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir. Je possède des actions de USO.

La deuxième Grande Dépression est-elle à nos portes?

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Il semblerait que ça a pris trois jours pour que le Dow Jones soit à nouveau entré dans un marché haussier! Si c’est effectivement le cas, on aura connu le marché baissier le plus court de l’histoire. Seulement un mois! Le nouveau plan de relève du gouvernement américain y serait pour quelque chose.

Toutefois, selon plusieurs analystes, $ 2 000 milliards ne seraient pas assez pour sauver l’économie des dégâts causés par le coronavirus. Même si les politiciens ne cessent de promettre une remontée en V, cela ne s’est jamais fait avant. Une remontée prend habituellement plus de temps qu’une chute.

Chômage et faillites à venir

Historiquement, à la fin d’un marché haussier, une récession suit tout de suite après. Ce qui est logique, puisque les compagnies doivent procéder à des mises à pied pour s’ajuster. Et c’est justement ce qui est en train d’arriver!

La semaine dernière, près d’un million de canadiens ont présenté des demandes d’allocations chômage. Du côté des américains, c’est 3,3 millions. Pour cette semaine, Goldman Sachs prédit un autre 2,25 millions. Selon le président de la réserve fédérale de St-Louis, le taux de chômage pourrait atteindre 30 % au deuxième trimestre. Durant la Grande Dépression, c’était 23 %!

Pour freiner la propagation du COVID-19, plusieurs villes à travers le monde sont en état d’urgence. L’économie mondiale a tout simplement arrêté de fonctionner. Dans un tel cas, plusieurs industries doivent procéder à des mises à pied pour survivre.

En plus de venir en aide aux compagnies, le gouvernement américain va même distribuer des chèques. C’est 1 200 $ pour chaque adulte. Cet argent ne sera probablement pas disponible avant mai. Selon une étude de la réserve fédérale, près de 40 % des américains n’ont même pas 400 $ en fonds d’urgence. Je ne crois donc pas que cet argent servira à la consommation. D’ailleurs, ce sera d’autant plus difficile, car les gens ne sortent pas, et la plupart des magasins sont fermés.

Même s’il y a un moratoire sur les paiements hypothécaires, les banques procèdent au cas par cas. De plus, le délai des paiements est déjà en train de causer des problèmes de liquidités chez les courtiers. Un marché de $ 16 000 milliards risque également de s’effondrer aux États-Unis.

Il ne faudrait pas oublier l’industrie du gaz! La guerre des prix déclenchée par l’Arabie Saoudite est en train de multiplier les faillites aux États-Unis. Plusieurs industries n’ont d’ailleurs jamais été rentables.

Conclusion

Je crois que malgré la performance récente des marchés boursiers, il serait dangereux de baisser sa garde. Juste la référence à 1933 me rappelle la Grande Dépression, laquelle était dans sa quatrième année.

En plus du récent plan d’aide du gouvernement américain, la Fed apporte $ 1 000 milliards par jour pour assurer le fonctionnement des marchés boursiers. Également, la FED va même acheter des bonds corporatifs pour empêcher ce marché de $ 10 000 milliards de s’effondrer.

Ce ne serait donc pas surprenant si la remontée en V promise sur les marchés boursiers arrive. Ce sera alors le temps de vendre pour diminuer son exposition à la Bourse. La forte baisse n’était qu’une grande secousse avant le grand tremblement de terre. Cette récente remontée représente, à mon avis, une correction dans un marché baissier qui risque de durer longtemps.

Avertissement!

Cet article reflète mes opinions uniquement.  Les données proviennent de mes recherches sur l’internet. Même si j’ai vérifié plusieurs sources, je ne peux pas garantir que toutes les informations données sont exactes.

Le marché baissier a-t-il vraiment commencé?

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La théorie moderne de la complexité stipule qu’un système complexe peut fonctionner jusqu’à ce qu’il atteigne un état critique. Prenons le corps humain, par exemple! Un simple rhume pourrait provoquer la mort! Ou encore, un simple flocon de neige peut provoquer une avalanche et détruire tout un village!

Pourquoi a-t-on si peur de la prochaine récession?

À mon avis, c’est ce qui arrive présentement avec les marchés boursiers. Le système financier est malade depuis 2008. Pour éviter la faillite du système, les gouvernements l’ont rendu plus complexe et fragile. Peter Schiff a depuis longtemps affirmé que le marché boursier était une bulle à la recherche d’une épingle. Il déclare maintentant que le coronavirus représente cette épingle. Je crois qu’il a tout à fait raison!

Officiellement dans un marché baissier?

Le 12 mars dernier, le SP500 est entré officiellement dans un maché baissier, avec une chute de 26,7 % depuis son sommet record atteint le 19 février. La baisse du taux d’intérêt de 0,50 % et l’injection potentielle de $ 5 trillions par la FED ne semblaient pas assez. Cependant, le SP500 a vite remonté de plus de 9 % le vendredi, clôturant la semaine avec une baisse de 17 %.

Comment profiter d’un marché volatile

Peut-on encore affirmer qu’on est entré dans un marché baissier? Le problème, c’est que le SP500 était entré brièvement dans un marché baissier en décembre 2018. On se rappelle la volatilité à l’époque? Le marché avait repris le poils de la bête par la suite.

Parlons de l’épingle!

Certes, le coronavirus doit être pris très au sérieux. Toutefois, je crains que les gouvernements essaient d’abattre une mouche à l’aide de missiles de croisière! Si la bourse a vite remonté vendredi, c’était à cause de la décision du président américain de déclarer l’état d’urgence nationale et de débloquer $ 50 milliards.

Ce fonds est supposé accélérer la recherche de traitements contre le virus, ainsi qu’aider les différentes industries qui sont affectées. Le président américain a également indiqué qu’une partie du fonds d’urgence servirait à aider l’industrie du gaz de schiste, laquelle risque de disparaître à cause de la guerre des prix du pétrole lancée par l’Arabie Saoudite.

Puisque la panique du coronavirus a également affecté le marché des bonds corporatifs, plusieurs compagnies, dont Boeing et Hilton, se sont mis à maximiser leurs lignes de crédit. Il est fort possible que ces compagnies veulent éviter d’être à court de liquidités comme en 2008. Il ne faudrait donc pas s’étonner de l’annonce de la Fed de réduire les taux d’intérêt à 0 % et une nouvelle ronde (officielle) de QE!

Je crois qu’on essaie encore de continuer à gonfler une bulle qui a probablement commencé à perdre de l’air! En 2019, la dette corporative avait atteint $ 16 trillions US. Cette dette avait servi à différents programmes de rachats d’actions qui ont grandement contribué aux records historiques qu’on a connus.

Cependant, depuis le troisième trimestre de 2018, la dette corporative fut rendue plus élevée que les profits. C’est pourquoi les compagnies avaient diminué leur programme de rachats pour 2020. Vont-elles recommencer avec plus d’argent en main? Le marché boursier risquera-t-il de flamber à nouveau?

Je me rappelle qu’après les attaques du 11 septembre 2001, le président Bush fils avait maladroitement demandé à la population de consommer pour stimuler l’économie. Cette fois-ci, avec les fermetures des frontières et l’appel de plus en plus fréquent à faire du #socialdistancing pour freiner le coronavirus, je ne vois pas un pic de consommation de sitôt!

Pour conclure, j’achèterais des options Call et Put avec un horizon de huit à douze mois pour me protéger, peu importe l’orientation du marché.

Avertissement!

Cet article reflète mes opinions uniquement.  Les données proviennent de mes recherches sur l’internet. Même si j’ai vérifié plusieurs sources, je ne peux pas garantir que toutes les informations données sont exactes.

Leçons à tirer du coronavirus

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Le marché boursier américain est rapidement entré en territoire de correction la semaine dernière. Même la Grande Dépression n’a pas connu une chute aussi brutale! Si cette piètre performance continue, la bourse américaine sera officiellement en territoire baissier. Partout ailleurs également, les investisseurs paniquent à cause du coronavirus.

Le coronavirus est-il un cygne noir?

Un événement de cygne noir est un événement inconnu avec des conséquences inconnues. Le 11 septembre 2001, par exemple, fut un événement de cygne noir.

Si la Bourse américaine a connu le plus long marché haussier de l’histoire, c’est grâce à la complicité du gouvernement américain et de la Fed. Paraissant imbattable, il semblerait que seul un événement du type cygne noir pourrait affecter les indices boursiers mondiaux, plus particulièrement les marchés américains.

La dernière fois que le SP500 avait subi une chute de plus de 10 % était en 2018. C’était à cause, entre autres, du début de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Durant la même année, la Fed avait augmenté les taux d’intérêt à quatre reprises. La fin de 2018 était une période de volatilité dans les marchés, car les investisseurs pensaient alors qu’un marché baissier arrivait.

Je crois que c’est la même chose qui arrive présentement dans les marchés mondiaux. Les ventes massives d’actions sont alimentées par la peur, et non par des données solides, comme des pertes massives d’emplois ou une crise financière. Cependant, les effets du coronavirus se feront vraiment sentir dans trois ou quatre mois.

En conclusion

Puisque le coronavirus a apporté avec lui beaucoup de volatilité dans les marchés, je le caractériserais comme un événement de type cygne noir. Selon que l’épidémie progresse en pandémie ou s’efface au printemps, le coronavirus a le potentiel de provoquer un krach boursier mondial ou de représenter juste une autre période de correction. Mais une chose est certaine, tôt au tard le Grand Krach arrivera, et la chute de l’économie mondiale avec!

À mon humble avis, la meilleure façon de se protéger est d’abaisser son niveau de dette et d’investir dans l’or et les cryptomonnaies.

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.

Les “dogs of the Dow” pour 2020

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La stratégie « Dogs of the Dow » est une méthode proposée par Michael Higgins dans son livre « Beating the Dow », paru en 1991. Cette stratégie de placement consiste à choisir les dix compagnies offrant le meilleur rendement sur dividendes parmi les 30 titres de l’indice Dow Jones.

Le portefeuille est conçu de façon à ce qu’il soit toujours également réparti entre les 10 titres. À la fin de chaque année, on réajuste le portefeuille afin que le critère pour les dividendes soit respecté. C’est une méthode simple, mais qui demande une gestion active à la fin de chaque année.

Rentabilité

Même si les rendements du passé ne sont pas garants de ceux du futur, la stratégie « Dogs of the Dow » peut s’avérer très rentable à long terme. Entre 1957 et 2003, ce type de portefeuille a connu un rendement annuel moyen de 14,3 %, comparé à 11 % pour l’indice Dow Jones durant la même période.

Toutefois, en 2019, seulement 2 compagnies, Procter & Gamble et J.P. Morgan, ont battu le rendement de 26 % du SP 500. Certes, le marché a connu une performance record en 2019. Je crains cependant que la stratégie des « Dogs » soit moins profitable à l’avenir.

Les « Dogs » de 2020

Si 2019 s’avère être un cas isolé, cette méthode d’investissement risque sans doute d’être considérée.

Voici la liste des « Dogs » pour 2020 :

Conclusion

Le portefeuille « Dogs of the Dow » tient pour acquis que la performance des derniers 50 ans sera la même. Toutefois, 2019 nous a prouvé que ce n’est pas le cas! De plus, la valeur des titres s’apprécie à un rythme accéléré. Pas comme par le passé. Je penserais à créer ce genre de portefeuille seulement après la prochaine correction boursière.

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.

Pourquoi j’ai décidé de vendre mes actions d’Uber

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L’entrée en bourse d’Uber (UBER) n’a pas eu le succès tant attendu. Au début, je pensais que c’était juste un mauvais timing en lien avec la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Cependant, même les souscripteurs avaient des doutes! Ils avaient baissé le prix de l’IPO à 45 $ au lieu de 65 $, tel qu’initialement prévu.

Pour une raison quelconque, je me suis dit que l’action d’Uber se mettrait peut-être à grimper, comme ce fut le cas avec Beyond Meat (BYND). Uber Eats et Uber Freight, ainsi que les projets d’automatisation, sont très prometteurs en termes de profits pour la compagnie. Pourquoi la valeur du titre n’exploserait-elle pas?

À court terme, Uber n’est pas profitable

Certes, Uber n’a jamais été une compagnie profitable. Son flux de cash est plutôt très négatif. Pour les trois années précédent son entrée en bourse, Uber avait déclaré des pertes totalisant plus de $ 10 G US. Au premier trimestre depuis son IPO, Uber a déclaré des pertes d’un milliard. Au deuxième trimestre, les pertes ont grimpé à plus de $ 5 G US.

Ce qui m’a poussé à vendre mes actions d’Uber, ce n’est pas que la compagnie brûle du cash et ne prévoit pas de rentabilité avant 2024. C’est que la période de blocage d’Uber prend fin le 6 novembre prochain. Selon certains analystes, Uber devrait déclarer des pertes d’environ $ 1 G US le 4 novembre prochain pour ses résultats financiers du troisième trimestre.

Beaucoup de dilution à venir sur le titre

Uber a présentement 1,68 milliards d’actions en circulation. Dès le 6 novembre, près de 763 millions d’actions seront disponible. Au total, Uber aura environ 2,44 milliards d’actions en circulation. À moins qu’un montant extraordinaire d’argent envahisse les marchés la semaine prochaine, je crois que la valeur du titre subira une grande pression à la baisse!

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.

Est-ce le temps d’acheter Beyond Meat?

Dès son entrée en bourse, le titre de BYND démontrait les caractéristiques d’une bulle. Certes, le producteur de subtituts de viande à partir de plantes affichait une croissance extraordinaire et inspirait un grand optimisme chez les investisseurs pour les années à venir.

Toutefois, jusqu’à tout récemment, BYND n’était pas profitable comme compagnie. Il était clair que la capitalisation boursière de 9,2 G $ US dont la compagnie jouissait à son sommet en juillet 2019 était exagérée! Après tout, BYND valait à peine 240,63 M $ US la veille de son entrée en bourse trois mois plus tôt, en mai.

À moins de six mois depuis son IPO, le titre de BYND vaut maintenant 82 $. Une chute de 65 % depuis son sommet en juillet, mais c’est tout de même une hausse de 228 % depuis l’IPO de 25 $.

La bulle BYND a-t-elle éclaté?

À la fin de juillet, BYND introduisait une seconde offre de 2,35 millions d’actions sur les marchés. Cet ajout aux 9,625 millions déjà en circulation depuis l’IPO a eu pour effet de diluer la valeur du titre. Cependant, la chute s’est accélérée le 29 octobre. À cette date, 48 millions d’actions sont soudainement rendues disponibles sur le marché, puisque c’était la fin de la période de blocage.

C’est quoi la période de blocage?

Lorsqu’une compagnie fait son entrée en bourse, les premiers investisseurs de la compagnie sont soumis à une période de blocage variant entre 90 et 180 jours. Pendant cette période, les actions ne sont pas en circulation dans les marchés et ne peuvent donc être transigées. Puisque l’action de BYND a été pas mal volatile depuis l’IPO, il est donc compréhensible que les premiers investisseurs veuillent encaisser leurs profits dès que l’opportunité s’est présentée!

Est-ce le temps d’acheter BYND?

La veille de la fin de la période de blocage, BYND avait une capitalisation boursière de 4,12 G $ US. Avec le récent ajout de 48 millions d’actions, ça fait environ 60 millions d’actions maintenant en circulation pour la compagnie. En considérant une capitalisation boursière d’environ 4 G $ US, je crois que la valeur du titre de BYND va encore baisser jusqu’à environ 70 $.

Toutefois, BYND a déclaré pour la première fois un bénéfice net positif ($ 4,1 M) lors de sa déclaration de revenus pour le troisième trimestre. De plus, BYND multiplie ses chances de distribution en testant ses produits chez certains McDonalds, PFK et Tim Hortons, entres autres. Une simple bonne nouvelle et la valeur du titre pourrait se mettre à grimper de nouveau!

Âmes sensibles s’abstenir!

Déclaration

Ces écrits représentent mon opinion uniquement et ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.