3 titres en énergie à acheter maintenant

Le pétrole nord-américain (WTI) et le pétrole canadien (WCS) sont officiellement entrés en territoire baissier au début du mois de juin. Moins d’un mois plus tard, le WTI a récupéré avec une hausse de 18 %. Dans le cas du WCS, c’est même une hausse de près de 27 % depuis le creux en juin.

Plusieurs raisons pourraient expliquer la remontée du prix du pétrole. La saison des ouragans. Des troubles géopoliques (Iran, Vénézuela). La décision de l’OPEC et de la Russie de réduire la production jusqu’en 2020, etc. Cependant, tel que j’ai mentionné dans un précédent article, IMO 2020 s’en vient! À mesure qu’on s’approche de la fin de l’année, le WTI va probablement se rapprocher de 100 $ US le baril, voire plus!

Trois titres à considérer

Athabasca Oil Corporation (ATH.TO)

Lorsque le WTI affichait au-dessus de 100 $ US le baril en mars 2011, le titre d’ATH atteignait un sommet de presque 20 $ dans le TSX. La chute du prix du pétrole a été dévastatrice pour plusieurs compagnies pétrolières au Canada. Plusieurs compagnies ont même déclaré faillite. Car la plupart ne sont pas rentables quand le prix du pétrole est en-dessous de 60 $ US le baril.

Pour retourner à la rentabilité, Athabasca a procédé à une restructuration. La compagnie a vendu sa pipeline à Enbridge pour $ 265 M en 2018. Cette nouvelle liquidité devrait aider ATH à réduire sa dette et effectuer un rachat d’actions.

Présentement, le titre d’ATH se vend pour une aubaine à moins d’un dollar.

United States Oil Fund LP (USO)

USO est un FNB qui suit directement le cours du WTI. En observant les deux graphiques ci-dessous, on peut facilement constater que les creux et sommets se correspondent.

À titre d’information, le titre d’USO avait grimpé jusqu’à près de 120 $ US en juin 2008. Durant cette même période le prix du baril valait 140 $ US.

Suncor Energy (SU)

Après son sommet de près de 70 $ en 2008, la valeur de Suncor a chuté de près de 40 %. Depuis, la valeur du titre subit une résistance autour de 30 $. Suncor offre un dividende de 4,1 %. Toufois, ce qui rend le titre de Suncor intéressant, c’est l’investissement récent de Berkshire Hathaway pour 488 M $ canadiens!

Avertissement

Cet article est écrit à titre de divertissement seulement et ne constitue pas un avis financier. Il est avisé de faire votre propre recherche et de consulter un expert si vous voulez investir dans le pétrole. Déboursez seulement le montant que vous êtes mentalement prêt(e) à perdre.

L’or montera-t-il à 5 000 $?

Après avoir flirté avec avec les 1 350 $ l’once au début du mois de juin, l’or a finalement atteint le seuil psychologique de 1 400 $. La dernière fois que l’or valait 1 400 $ l’once, c’était en 2013. La décision de la Fed aux États-Unis de garder le taux d’intérêt inchangé. et d’envisager une baisse éventuelle d’ici 2020. a eu pour effet d’enflammer tous les marchés.

J’avais mentionné dans un précédent article le lien entre le prix de l’or et la volatilité dans les marchés boursiers. Manifestement, les investisseurs sont nerveux. Cette nouvelle tendance haussière du prix de l’or démontre effectivement que le métal jaune est la commodité de refuge par excellence, en temps de crise ou d’incertitude dans les marchés.

Les banques centrales continuent à amasser de l’or

En 2018, les banques centrales ont commencé à acheter de l’or en des quantités record. Encore cette année, la tendance continue. Selon le World Gold Council, les banques centrales ont acheté pour145,5 tonnes d’or au premier trimestre de 2019.  Une augmentation de 68 % par rapport au premier trimestre de l’année passée.

La dernière fois qu’il y avait une telle demande pour l’or, c’était il y a presqu’un demi-siècle. L’une des raisons pour cette forte demande est que plusieurs pays veulent échapper aux sanctions américaines et devenir indépendants face au dollar américain.

Une autre raison est, comme je l’ai mentionné plus haut, parce que les investisseurs sont nerveux. On est dans la 11ème année du plus long marché haussier de l’histoire. Même s’il y a de bonnes nouvelles économiques, tels qu’un taux de chômage historiquement très bas aux États-Unis, l’incertitude plane. Surtout à cause de la guerre commerciale avec la Chine.

Des échos de la Grande Récession

Suite à la crise financière de 2008, l’or atteignait un sommet historique de près de 2 000 $. Après trois ans, en 2011, la valeur de l’or avait presque doublé. Cette nouvelle tendance haussière consolide l’appel de plusieurs alarmistes d’une éventuelle autre crise financière à emmagasiner de l’or. C’est déjà ce que plusieurs banques centrales sont en train de faire!

Par contre, cette fois, ce n’est pas nécessairement la perspective d’une crise financière qui est en train de faire grimper le prix de l’or. Dans les conditions actuelles de l’économie, un taux d’intérêt proche de 0 ou négatif (comme c’est le cas au Japon et dans certains pays européens) rend le cash et les bonds d’épargne moins sexy. L’investisseur qui cherche un meilleur rendement est obligé d’investir dans des actifs plus risqués comme l’or ou les marchés boursiers.

La prédiction de Thomas Kaplan

Thomas Kaplan est un milliardaire qui a vendu ses actifs en gaz en 2007 pour investir principalement dans l’or et l’argent. Dans une récente entrevue à l’émission de David Rubenstein, Kaplan croit »qu’à cause des faits actuels », la valeur de l’or pourrait monter jusqu’à 3 000 ou 5 000 $ l’once.

Comment acheter de l’or

1) On peut acheter de l’or directement. Il y a des sites web qui sont spécialisés dans la vente de pièces d’or, ou même des barres. Il est même possible de leur revendre à un temps ultérieur l’or acheté.

2) On peut acheter de l’or à l’aide de contrats à terme (futures contract). Cela peut se faire au Chicago Mercantile Exchange (CME) ou au London Metal Exchange (LME). Cette option diminue les risques, mais on parle d’investissement de l’ordre de 10 000 $.

3) On peut acheter de l’or à l’aide de Fonds Négociés en Bourse (FNB, ou ETF an anglais). Il s’agit de paniers d’actions constituées de titres sur l’or. Cette option a pour avantage de payer des dividendes. Il y a également des gestionnaires de fonds sur l’or qui exigent parfois un minimum (par exemple 1 000 $).

4) Enfin, on peut acheter des titres dans le marché boursier. Il s’agit de mines d’or ou de compagnies de prospection cotées en bourse. Parfois, certains titres paient des dividendes.

Avertissement

Cet article est écrit à titre de divertissement seulement et ne constitue pas un avis financier. Il est avisé de faire votre propre recherche et de consulter un expert si vous voulez investir dans l’or. Déboursez seulement le montant que vous êtes mentalement prêt(e) à perdre.

C’est quoi un ETF REIT?

C’est quoi un ETF?

Un ETF est un fonds négocié en bourse (FNB). Investir dans les marchés boursiers comporte certains risques, mais ça peut devenir une tâche herculéenne si l’on doit gérer soit-même ses investissements. Si le risque est toujours présent, il est au moins mitigé avec un FNB. Au lieu d’investir dans plusieurs titres, un FNB regroupe plusieurs titres dans un seul fonds.

Il existe plusieurs FNB dans tous les secteurs. Que ce soit le marché des obligations, des commodités, des titres indexés, et j’en passe, il y a de fortes chances qu’il y ait un FNB pour ça. Parfois, on se réfère à certains FNB comme des iShares. Les iShares sont gérés par Blackrock.

Les FNB sont négociés comme pour n’importe quel titre dans le marché boursier. Certains paient même des dividendes. Si les frais de gestion peuvent décourager, au moins l’investisseur se fait imposer une seule fois sur le gain en capital en vendant un FNB plutôt que plusieurs titres.

C’est quoi un REIT?

Un REIT est un fonds de placement immobilier. Ce type de fonds est très populaire chez les gens qui veulent investir dans l’immobilier sans avoir à se soucier des locataires et de la maintenance. De plus, c’est un type d’investissement moins risqué que l’achat d’une propriété. Avec un REIT, on collecte des dividendes en guise de loyer.

Il existe 5 principaux types de REIT :

  • Retail (Commerce au détail)
  • Résidentiel
  • Commercial
  • Industriel
  • Healthcare (dans le domaine de la santé)

Récemment, d’autres types de REITs spécialisés ont fait leur apparition, comme par exemple pour investir dans les hôtels et les centres de villégiature. Peu importe le type de REIT, le principe est le même : un panier de propriétés dont les revenus sont distribués sous forme de dividendes.

C’est quoi un ETF REIT?

Un FNB REIT est un panier de REITs. Tout comme pour n’importe quel FNB, il y a des frais de gestion. Cependant, un FNB REIT paie également des dividendes. Ce type de fonds est un excellent moyen de diversifier son portfolio et de mitiger les risques.

Si ce type de fonds vous intéresse, je vous suggère de faire vos recherches sur les titres suivants :

Invesco KBW Premium Yield Equity REIT ETF (KBWY)

Le fonds Invesco KBW est basé sur l’indice des REITs à rendement élevé KBW sur le Nasdaq. Cet indice suit le rendement des REITs ayant une petite ou une moyenne capitalisation aux États-Unis. Le fonds KBW n’a pas beaucoup d’actifs, mais offre un rendement du dividende de 6,95 %. Les frais de gestion du fonds sont de 0,35 %.

iShares Global REIT ETF (REET)

J’aime ce fonds pour deux raisons principales : son exposition mondiale et ses frais de gestion. Le fonds REET est investi à 65 % dans le marché américain. Les 35 % restants sont investis sur tous les autres continents. Cette diversification assure une certaine protection du fonds contre la volatilité. Le rendement du dividende est de 5,09 %. Les frais de gestion sont seulement de 0,14 %.

Déclaration

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.

2 autres titres que je préfère à celui de Beyond Meat

Beyond Meat (BYND) est entrée en bourse au début du mois de mai avec un IPO de 25 $. À la fin de sa première séance, l’action de la compagnie spécialisée en substituts de viande à base végétale valait 65,75 $. Une hausse de 163 %!

Au moment que j’écris ces lignes, le titre de Beyond Meat approche les 100 $, avec un rendement de près de 272 % depuis l’IPO. Pourtant, je ne toucherais pas cette compagnie. Du moins, pas pour l’instant.

« Beyond stupid »

Tels furent les propos dans un tweet d’Andrew Left, de Citron Research. Selon lui, le titre de Beyond Meat devrait baisser à 65 $. Quant à moi, je ne serais pas étonné que la valeur de BYND baisse jusqu’à 25 $, soit la valeur de son IPO.

Il est vrai que BYND est en train de révolutionner le mode de consommation, et que la compagnie est en train de contempler un marché potentiel global de $ 1,4 trillions US. Toutefois, BYND n’a déclaré aucun profit depuis son apparition en 2009.

Le rapport prix/ventes

Certes, les revenus de BYND sont en croissance ($ 87,93 M en 2018 versus $ 16,18 M en 2016), mais l’action se transige à 44 fois la valeur des ventes. En comparaison, le rapport prix/ventes de Maple Leaf Foods (MFI) est de 1,1. Dans le cas de A&W(AW-UN), le rapport prix/ventes est de 12,9. À titre d’information, un rapport prix/ventes est jugé excellent lorsqu’il est entre 1 et 2. Plus le rapport prix/ventes d’une compagnie est élevé, plus on considèere que le titre est en territoire spéculatif.

Pourquoi je préfère A&W et Maple Leaf

Le fonds A&W Revenue Royalties Income Fund a à son actif plus de 960 restaurants A&W au Canada. Il y a moins d’un an, A&W introduisait des hamburgers sans viande. Il se trouve que les pâtés à base de plantes servis ne sont nul autre que des « Beyond burgers ». Fort probablement, la popularité de Beyond Meat contribuera davantage à celle des restaurants A&W. Non seulement la valeur du titre est moins élevée que celle de BYND, A&W paie un dividende avec un rendement annuel de 4,22 %.

Maple Leaf Foods est réputée pour les saucisses et la viande pour sandwich. Depuis quelque temps, Maple Leaf s’est attaquée au marché de produits naturels. Une stratégie rentable, puisque la compagnie a déclaré un revenu de $ 3,5 G canadiens pour l’année fiscale se terminant le 31 décembre 2018.

Récemment, Recipe Unlimited (RECP.TO) a annoncé que des pâtés à base de plantes produits par Maple Leaf seront servis dans des restaurants Kelsey’s, et possiblement dans les restaurants Harvey’s par la suite. Avec un rapport prix/ventes de 1,1, Maple Leaf Foods est définitivement un meilleur investissement que Beyond Meat. De plus, Maple Leaf paie un dividende avec un rendement annuel de 1,80 %.

Déclaration

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.

Est-ce le temps d’acheter Uber?

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Uber (UBER) a finalement fait son entrée à la bourse de New York ce vendredi. Déjà, le titre flirte avec le territoire de correction en terminant sa première séance avec une baisse de près de 8 %. Mais qu’est-ce qui s’est passé?

Lyft et la guerre des tarifs

Le principal compétiteur de Uber, Lyft (LYFT), a fait son entrée en grande pompe à la fin du mois de mars avec un IPO de près de 80 $. Depuis, le titre a perdu près de 30 % de sa valeur. La débâcle du titre de Lyft a amené Uber à présenter un IPO plus prudent à 45 $. La première transaction sur Uber s’est faite à 42 $, en-dessous du IPO.

Visiblement, les investisseurs ont décidé d’être plus conservateurs avec Uber. Cependant, l’entrée en bourse de la compagnie d’auto-partage aurait pu se faire à un meilleur temps! À 12h01 a.m., l’admistration Trump a décidé d’augmenter à 25 % les tarifs sur 200 milliards d’importations chinoises.

Depuis le début de la semaine, les fameux gazouillis du président américain avaient ramené de la volatilité dans les marchés boursiers. La plus grande entrée en bourse américaine depuis Alibaba (BABA) n’aura pas eu l’accueil chaleureux tant attendu!

Est-ce la même histoire que celle de Tesla?

Peut-on comparer l’entrée en bourse d’Uber avec celle de Tesla (TSLA)? C’est pourtant ce qu’un analyste a fait. Comparé à la période de la bulle de l’Internet, il y a moins de compagnies technologiques qui font d’entrée en bourse. Malgré le fait que plusieurs de ces compagnies ne sont pas encore rentables, les perspectives de croissance à long terme leur permettent de présenter des IPO avec des valorisations de plusieurs milliards de dollars US.

Tesla n’a jusqu’à maintenant déclaré aucun profit. Pourtant, le titre de Tesla a grimpé de plus de 1 175 % depuis l’entrée en bourse de la compagnie en juillet 2010. Selon les documents fournis par Uber pour son IPO, la compagnie a eu des pertes de $ 3,04 G US l’année dernière, pour un total de plus de $ 10 G sur 3 ans.

Uber présente-t-elle une bonne opportunité d’achat?

Uber a terminé sa première séance en bourse avec une capitalisation d’environ 70 milliards. Loin des 120 G estimés par quelques banques il y a moins d’un an de cela. Un IPO de 120 G aurait placé le cours de l’action à 65 $. Selon l’analyste Mogharabi de Morningstar, Uber ne sera pas rentable avant 2024. En distribuant les actions, la compagnie privilégiait les investisseurs institutionnels, en faisant le pari qu’il n’y aura pas trop de volatilité sur le titre sur le long terme.

On peut toujours s’attendre que la valeur du titre d’Uber grimpe la semaine prochaine. Ce ne serait pas surprenant que certains investisseurs vendent leurs actions de Lyft pour acheter des actions d’Uber à un prix plus bas. Mais, avant que 2024 arrive, il faudra s’attendre à beaucoup de volatilité sur le titre, malgré le pari de la compagnie.

De plus, puisque nous sommes dans le plus long marché haussier de l’histoire, qui sait quel impact une volatilité comme celle qu’on a connue en décembre 2018 aura sur le titre d’Uber.

Comme l’a mentionné le CEO d’Uber, Dara Khosrowshahi, il se pourrait qu’Uber soit une belle histoire comme Amazon. Toutefois, il se pourrait également qu’Uber connaisse le même sort que plusieurs compagnies technos lors de l’éclatement de la bulle Internet. En attendant, pour profiter du titre d’Uber, âme sensible s’abstenir!

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Pourquoi je trouve le titre de Disney intéressant

Image tirée du site web de Disney

La compagnie de Walt Disney (DIS) existe depuis bientôt 100 ans. Disney est une multinationale spécialisée dans les médias de masse et l’industrie du divertissement. En plus des croisières, des parcs d’amusement et de ses centres de villégiature, Disney possède Pixar (Coco, Histoire de jouets), Marvel (les films Avengers, etc,) Lucasfilm (Star Wars), et j’en passe!

Cette carte que j’ai trouvée vous donnera une idée de l’empire de Disney!

The Companies Disney Owns - TitleMax.com - Infographic
Developed by TitleMax.com

Récemment, Disney a mis la main sur 21st Century Fox pour 71 milliards américains (en actions). Pour les fans de Marvel, c’est l’occasion de voir les 4 fantastiques à Wakanda (je suis aussi un peu fan ;-), mais pour des investisseurs possédant le titre de Disney, ce sont des profits à venir!

De plus, Disney vient d’annoncer pour novembre son service de diffusion en ligne Disney+. Du coup, tous les films de Marvel et de Disney seront exclusivement sur Disney+, et non sur Netflix! Pour 6,99 $ US par mois, soit la moitié du coût du service avec Netflix, Disney annonce une compétition féroce dans le domaine de la diffusion en ligne.

Disney est-il un bon investissement?

Pour le dernier trimestre de 2018, Disney a amassé un revenu de $ 15,3 milliards (G) US, avec un bénéfice net de 2,79 G US. Cependant, Disney a une dette de près de 21 G US. Par contre, pour 2018, Disney avait en main 4,2 G US en cash et un flux de trésorerie d’exploitation de 14 G US. Le ratio flux/dette totale est donc de 68 %. En théorie, Disney pourrait payer ses dettes en un an et demi (1 divisé par 0,68).

De plus, Disney a un bénéfice par action de 7,24. Ce ratio indique que Disney est en mesure de garantir son dividende de 1,76 $ par action. Un rendement de 1,30 %.

Tout comme plusieurs grandes capitalisations dans le S&P 500, Disney a entrepris un programme de rachat d’actions entre 2009 et 2018 pour 47,9 G US. Au cours de cette période, le titre a eu un rendement de 18,3 %. Tel que je l’ai mentionné dans un précédent article, cette pratique ne fait que gonfler artificiellement la valeur d’un titre. De plus, l’achat de Fox sous forme d’actions encourt certains risques, incluant la perte en capital.

Pour conclure, je trouve que le titre de Disney est très intéressant! Cependant, j’attendrais une correction avant de l’inclure dans mon portfolio. Même si le titre a gagné 30 $ depuis qu’il a attiré mon attention.

Afin de vous faire une meilleure idée, je vous suggère la vidéo suivante :

Déclaration

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.

Sommes-nous dans un marché baissier?

L’indice du TSX vient d’atteindre un sommet historique à 16 612,81 points, battant le dernier record de 16 567,47 de juillet 2018. Pour la séance se terminant le 18 avril, l’indice Dow Jones a clôturé à 26 559,54, à moins de 1% de son record historique de 25 828,39 atteint en octobre dernier. Ce n’est donc qu’une question de temps avant que l’indice Dow Jones atteigne également un nouveau sommet historique.

Alors, pourquoi quelqu’un penserait-il à un marché baissier? C’est pourtant ce qu’a affirmé Peter Schiff. En 2006, Peter Schiff prédisait une crise financière et l’indice Dow Jones en bas de 10 000. Selon lui, nous sommes dans un marché baissier. La remontée boursière après la chute à la fin de 2018 serait une correction. Si vous êtes du genre à ne pas trop prendre au sérieux Peter Schiff, peut-être cet article de CNBC saura vous convaincre.

Chronique d’une crise financière annoncée (partie 1)

C’est quoi un marché baissier?

La définition d’un marché baissier, ou « Bear Market », est la chute à la bourse de 20 % ou plus depuis le dernier sommet atteint. Si la chute est plus de 10 %, mais moins de 20 %, on parle alors de correction. Entre octobre et fin décembre 2018, l’indice Dow Jones chuta d’environ 19 %.

S’il est clair que le Nasdaq entrait en territoire baissier, les opinions divergent encore pour le Dow Jones. Maintenant que l’indice Dow Jones a regagné plus de 20 % depuis le début de l’année et est à moins de 1 % d’un nouveau sommet, on ne sait plus trop quoi penser.

Chronique d’une crise financière annoncée (partie 2)

Durée moyenne d’un marché baissier

Selon des analystes chez Goldman Sachs et CNBC, un marché baissier dure environ 13 mois et prend jusqu’à 22 mois à la bourse pour retourner à la normale. Dans le cas d’une correction, la chute dure environ 4 mois et la reprise se fait après environ 4 mois.

Du moins, cela a été le cas depuis la deuxième guerre mondiale. Puisque la reprise actuelle du Dow Jones s’est faite en 4 mois, on a maintenant tendance à croire que la chute de décembre 2018 fut plutôt une correction et non la venue d’un Bear market.

Chronique d’une crise financière annoncée (partie 3)

Cette fois-ci, c’est différent!

Examinons un instant le graphique du Dow Jones depuis 2000.

Même si les performances du passé ne sont pas nécessairement garantes des performances futures, on s’est tout de même habitué au pattern suivant dans les marchés boursiers : une montée (reprise), suivie d’un sommet; après une certaine résistance autour du sommet, la bourse subit une grande chute caractérisée par une correction ou l’entrée dans un marché baissier. C’est pour ça qu’on parle de cycle boursier : « bull market » et « bear market ».

Toutefois, après la crise financière de 2008, les choses ont changé. La reprise a effectivement eu lieu. Suite à l’accord conclu entre la Grèce et ses créanciers européens, l’indice Dow Jones connut son premier sommet historique de 18 140,70 en février 2015. Après une certaine résistance autour du sommet jusqu’en 2016, la bourse a toutefois continué à grimper jusqu’à son sommet en octobre 2018.

Les assouplissements quantitatifs (QE1 à QE3), ainsi que les réductions d’impôt à la fin de 2017 ont fortement contribué à doper les marchés boursiers. Au lieu d’utiliser les fonds pour des dépenses en capital, la plupart des compagnies ont plutôt procédé à des rachats d’actions. Pour l’année 2018 seulement, il y a eu pour $ 1,1 mille milliards US de rachats d’actions.

Selon certains experts, l’effet des réductions d’impôt devrait s’estomper lors de la deuxième moitié de 2019. Cependant, la ratification de l’accord Canada – États-Unis – Mexique prendra probablement la relève.

Un récent rapport de l’ITC (International Trade Commission) des États-Unis dévoile que la ratification du nouvel ALÉNA apportera une poussée de $ 68,2 milliards US au Dow Jones. Cette ratification, prévue pour cette année, devrait atténuer les effets pervers du Brexit, prévu maintenant pour le 31 octobre au plus tard.

Comment profiter d’un marché volatile

Sommes-nous dans un marché baissier?

Malheureusement, la réponse à cette question n’est plus aussi simple, selon moi. Les lois du marché sont constamment altérées. C’est la fin du QT (resserrement quantitatif) et maintenant on parle d’un retour possible du QE (QE4). On parle également de la possibilité que la Fed cesse les hausses du taux d’intérêt et le baisse à nouveau près de zéro.

En décembre 2018, on parlait de taux inversé. Depuis la deuxième moitié du vingtième siècle, une inversion de taux a toujours annoncé une récession dans les 10 mois qui suivaient. La Fed sait probablement quelque chose qu’on ne sait pas.

Finalement, n’oublions pas les pourparlers entre la Chine et les États-Unis sur les tarifs commerciaux. Avant, permettez-moi de vous présenter Robert Shiller. Robert Shiller est un professeur de sciences économiques à l’université Yale. C’est un lauréat du prix Nobel qui a su prédire les récessions depuis des décennies. Selon Shiller, une victoire de Donald Trump aux élections de 2020 ferait grimper l’indice Dow Jones et retarderait la récession qu’il a lui-même prédite pour 2019.

La seule façon pour moi d’interpréter cette observation est que le président américain fera tout ce qui est en son pouvoir pour que la fête continue. Ce ne serait pas étonnant si les pourpalers entre la Chine et les États-Unis se poursuivent tout le long de 2019, avec des annonces prometteuses, mais sans accord définitif jusqu’en 2020.

Avertissement!

Cet article reflète mes opinions uniquement.  Les données proviennent de mes recherches sur l’internet. Même si j’ai vérifié plusieurs sources, je ne peux pas garantir que toutes les informations données sont exactes.

Cinq entrées en bourse à surveiller en 2019

Photo par Rick Tap sur Unsplash

Depuis six ans, la chaîne CNBC publie une liste annuelle de 50 « perturbateurs« , des compagnies dont les innovations sont en train de changer le monde. La majorité du temps, les compagnies listées sont appelées des « unicornes », car elles sont déjà évaluées à plus d’un milliard de dollars US.

Parmi celles qui figuraient sur la liste de 2018, les cinq compagnies suivantes ont annoncé leur entrée en bourse pour 2019 :

  • Uber
  • Lyft
  • AirBnB
  • Pinterest
  • Palantir technologies

Uber

Uber est une entreprise qui permet de faire du covoiturage grâce à son application pour téléphones intelligents. Créée depuis seulement 10 ans en 2009, Uber a apporté une compétition féroce à l’industrie du taxi dans plusieurs villes dans le monde. Uber est évaluée à environ 120 milliards de dollars US. On s’attend à un prix d’entrée (IPO) entre 48 $ et 58 $ à la bourse de New York. L’entrée en bourse est prévue pour le mois d’avril.

Lyft (LYFT)

Créé seulement depuis 2012, Lyft n’a pas tardé à devenir l’un des principaux compétiteurs de Uber dans l’industrie du covoiturage. En 2018, Lyft a déclaré des revenus de 2,2 milliards de dollars US. Une augmentation de 103 % par rapport à 2017. Lyft est entré sur le Nasdaq le 29 mars dernier. Son IPO était prévu à 72 $, avec une évaluation de 20 milliards US, mais les transactions sur le titre commençaient à 87,24 $. Toutefois, le titre a perdu près de 5 % de sa valeur et se transige à l’heure actuelle à un peu moins de 60 $.

Airbnb

Airbnb est une plateforme communautaire qui facilite la location de logements partout dans le monde à des prix abordables. Cette entreprise fut créée en 2008 et est présente dans 134 000 villes et 192 pays. Avec une évaluation estimée à 31 milliards US, on s’attend à ce que Airbnb fasse son entrée en bourse d’ici la fin de 2019.

Pinterest

Pinterest est une plateforme de réseautage social et de partage de photographies. Fondée en 2010, l’entreprise a déclaré en 2018 des revenus d’environ 756 millions de dollars US. Une augmentation de 60 % par rapport à 2017. Pinterest devrait faire son entrée en bourse avec un IPO entre 15 $ et 17 $, avec une évaluation de 11,3 milliards US.

Palantir

Palantir Technologies est une entreprise spécialisée dans l’analyse des mégadonnées. L’entreprise fut créée en 2003 avec le soutien de la CIA. Le co-fondateur de Paypal, Peter Thiel, est un co-fondateur de Palantir. Tout récemment, Palantir a signé un contrat de presque 800 millions US avec le pentagone. Palantir devrait faire son entrée en bourse d’ici la fin de 2019 avec une évaluation de 41 milliards US.

Au total, ces 5 compagnies valent plus de 200 milliards de dollars US. Les plus favorites du marché sont Uber et Airbnb.

Déclaration

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.

Pourquoi Bitcoin est remonté à 5000 $ US cette semaine

Photo par André François McKenzie sur Unsplash

Après sa dégringolade depuis le sommet historique de presque 20 000 $ US en décembre 2017, la valeur de Bitcoin s’est plus ou moins stabilisée autour de 4000 $ US. Puis, en une heure dans la nuit du 1er au 2 avril, la valeur de Bitcoin grimpe de 22 %. Personne ne semble pourquoi, mais il y a des spéculations sur un ordre de vente mystérieux de près de 100 millions de dollars US.

Mon expérience avec les cryptomonnaies

C’est quoi une baleine crypto?

Selon une définition que j’ai trouvée sur le site Bitcoin.fr, une baleine crypto, ou « crypto whale » en anglais, est « un acteur important possédant un gros capital et dont les ordres peuvent avoir un impact sur le cours ». L’ordre de vente pour Bitcoin était à environ 5000 $ US, alors que la valeur de la cryptomonnaie était à peine au-dessus de 4000 $ US.

Toutefois, la montée de la valeur de Bitcoin au prix demandé confirme également que des gens sont prêts à payer plus pour cette cryptomonnaie. De plus, il est possible qu’il y ait plus d’acheteurs que de vendeurs, puisqu’un nouveau marché haussier semble se dessiner à l’horizon pour Bitcoin.

La valeur de Bitcoin pourrait-elle grimper jusqu’à 1 000 000 $ US?

Cette question pourrait sembler farfelue, mais plusieurs personnalités semblent penser que Bitcoin pourrait valoir 1 000 000 $ US un jour. Le créateur de l’antivirus John McAfee semble le penser.

Si l’on est du genre à ne pas prendre McAfee au sérieux, peut-être Jesse Lund, alors! Jesse Lund est vice-président du blockchain chez IBM. Cependant, il faisait allusion au fait que 1 Satoshi (0,00000001 Bitcoin) vaudrait dans ce cas 1 sou américain. Si cela se produisait, la capitalisation de Bitcoin serait, selon Lund, autour de 20 mille milliards US!

Comment profiter de la chute des cryptos à la Bourse

Des prédictions plus « conservatrices »

Selon le magasine Forbes, d’ici les 30 prochaines années, on assistera au plus grand transfert de richesse dans l’histoire. Il est attendu que les baby boomers laisseront près de 30 mille milliards de dollars US en héritage.

Puisque plusieurs millénariaux hériteront de ces fortunes, on peut parier qu’ils placeront une partie de leur argent dans les cryptomonnaies. Messari est une firme dont la mission affichée est d’apporter de la transparence dans la cryptoéconomie. Le PDG de Messari estime que si seulement 1 % de la richesse héritée par les millénariaux est investie dans les cryptomonnaies, la valeur de Bitcoin pourrait atteindre au moins 50 000 $ US.

Pendant ce temps, si Bitcoin semble tout de même trop cher, on peut toujours profiter lors d’un marché haussier! La plupart du temps, un changement important dans la valeur de Bitcoin affecte également la valeur de plusieurs autres cryptomonnaies. Il y en a qui valent encore moins d’un dollar.

Avertissement

Cet article est écrit à titre de divertissement seulement et ne constitue pas un avis financier. Si vous voulez investir dans les cryptomonnaies, placez seulement le montant que vous êtes mentalement prêt(e) à perdre.

Est-ce la fin du commerce au détail?

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En novembre 2018, Payless réussissait un coup de marketing en invitant 80 influenceurs à la boutique Palessi. Palessi était en fait une boutique de luxe fictive où les chaussures de Payless étaient vendues à des prix très élevés. Trois mois plus tard, Payless avise qu’elle ferme tous ses 2 500 magasins en Amérique du Nord. La fermeture des magasins Payless s’inscrit dans la vague de fermetures annoncées pour 2019.

Parmi les compagnies qui ont annoncé des fermetures de magasins, on retrouve Tesla, Victoria’s secret, Gap, Gymboree, JC Penny et plusieurs autres. Au total, 4 810 fermetures sont annoncées pour 2019.

Avec toutes ces fermetures, on est en droit de se demander si la fin du commerce en détail est proche. Au contraire, je dirais que c’est plutôt la fin du commerce en détail tel qu’on connaît!

Pourquoi les magasins ferment-ils?

Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, on a souvent caractérisé les sociétés occidentales comme des sociétés de consommation. Il y a eu des critiques par le passé, mais je crois que c’est la crise financière de 2008 qui a apporté un changement dans les habitudes de consommation des gens. Plus particulièrement, chez les millénariaux.

Les millénariaux qui étaient dans leur vingtaine en 2008 ont été les plus affectés par la Grande Récession. Des pertes d’emplois et des salaires qui ne suivent pas le cours de l’inflation ont poussé la plupart d’entre eux à adopter des modes de vie différents de celui des générations précédentes. Cloués pour la plupart dans le sous-sol de leurs parents, ils préfèrent utiliser des applications de trocs telle que Bunz plutôt que d’aller dépenser de l’argent qu’ils n’ont pas dans des magasins.

On a souvent blâmé le commerce électronique pour la fermeture des magasins, mais ce secteur a constitué en 2018 seulement 8,1 % du total des ventes au détail au Canada. De plus, les projections pour 2020 sont seulement de 10 %.

Par ailleurs, je crois que beaucoup d’entreprises n’ont pas encore récupéré des suites de la Grande Récession. Puisque le commerce électronique a pas mal gagné en popularité depuis les deux dernières décennies, le commerce en détail considère de plus en plus cette avenue pour améliorer ses marges de profit.

Comment profiter de la montée du commerce électronique

Pour le commerce électronique, on s’attend à des ventes mondiales d’environ 5 mille milliards (T) US en 2021. Une croissance annuelle mondiale de près de 22 % en moyenne!

Les compagnies les plus populaires dans le domaine du commerce électronique comprennent Alibaba (BABA), Amazon (AMZN) et Shopify (SHOP). Toutefois, les valeurs de ces titres sont pas mal élevées. Des hausses sont peut-être encore possible. Mais puisqu’on est probablement à la fin du marché haussier, je ne parierais pas mon argent là-dessus.

Par contre, il est possible d’investir dans des fonds négociés en bourse dont les valeurs sont encore abordables.

Amplify Online Retail ETF (IBUY)

Créé depuis 2016, ce fonds contient, parmi ses titres, Wayfair, Etsy, Ebay, Paypal, Netflix. Depuis sa création, IBUY a fourni un rendement d’environ 22 %, soit un rendement annualisé de 7,29 %. Il faut considérer par contre le ratio des frais de gestion de 0,65 %, ou 65 $ pour chaque tranche de 10000 $ investis.

Global X E-commerce ETF (EBIZ)

Ce fonds est créé à la fin de 2018, il y a donc moins de six mois. Parmi les titres du fonds, on a encore Wayfair et Etsy, mais également Shopify et Alibaba, pour ne compter que ces deux compagnies. À date, EBIZ a fourni un rendement de 23,47 %. Le ratio des frais de gestion est de 0,68 %, ou 68 $ pour chaque tranche de 10000 $ investis.

Déclaration

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.