Boeing est-elle encore un bon investissement?

Image tirée du site web de Boeing

Depuis l’écrasement d’un deuxième avion 737 Max 8 en Éthiopie le 10 mars dernier, le titre de Boeing (BA) a perdu près de 12 % de sa valeur. Maintenant que les experts ont confirmé des similarités avec l’écrasement de Lion air, les 371 avions 737 Max sont cloués au sol pour une durée indéterminée.

Cette interdiction de vol des avions 737 n’est pas sans conséquences pour Boeing. L’avionneur devra dédommager les transporteurs aériens pour les pertes de revenus. Selon les firmes Melius Research et Jefferies, des pertes estimées entre 1 et 5 milliards (G) de dollars US pour au moins trois mois.

Le pire est-il derrière Boeing?

La valeur du titre semble maintenant se stabiliser, mais des rapports récents indiquent que le gouvernement américain a ordonné de réviser la façon dont la certification des avions 737 Max 8 a été accordée. Il semblerait que Boeing, et non l’autorité américaine de l’aviation (FAA), vérifiait la sécurité des appareils. De plus, l’Europe et le Canada ont déclaré qu’ils vont également évaluer le design des appareils pour s’assurer eux-mêmes de la sécurité des avions.

Par conséquent, les avions 737 Max risquent d’être interdits de voler pour un certain temps. Avec des liquidités de 15,3 G$ US, Boeing devrait être en mesure de gérer les coûts apportés par cette crise.

Toutefois, si l’on découvre des failles importantes dans les avions 737 Max, il y aura probablement un rappel de tous les avions en circulation. Boeing a déjà 4600 commandes. Si ces commandes sont annulées, à 100 M$ US pour chaque avion, on est en train de contempler des pertes potentielles de revenus de près de 500 G$ US!

De plus, si ce scénario se concrétise, Boeing devra dédommager les familles des 346 victimes des deux écrasements. Une autre chute du titre serait assurée. Sans oublier les pertes d’emplois à cause des annulations de commandes.

Un autre scénario possible

Ce n’est pas la première fois que Boeing se retrouve dans ce genre de situation. Pour une période de quatre mois, entre 1965 et 1966, il y a eu quatre écrasements d’avions 727. Les passagers avaient peur de voyager dans ce type d’avion pendant un certain temps.

Les investigations ont révélé plus tard que les pilotes n’étaient pas adéquatement formés pour les nouveaux avions. Après, les inquiétudes des passagers s’étaient effacées. Peut-être que c’est la même chose qui se répète.

Boeing est-elle surévaluée?

En décembre 2017, l’administration Trump approuvait le programme de réduction d’impôt pour les entreprises. Plusieurs compagnies, dont Boeing, optaient pour des programmes de rachats d’actions.

Au cours de cette période, le titre de Boeing valait autour de 300 $. Boeing a depuis procédé à des rachats d’actions pour 18 G$ US (révisés pour 20 G$ US en 2018). Tout récemment, avant la présente crise, la valeur de Boeing était à un sommet historique d’environ 441 $.

Présentement, plusieurs investisseurs considèrent probablement la crise que traverse Boeing comme une opportunité d’achat. Ça l’est peut-être. Mais, à mon avis, le titre de Boeing est surévalué. Même si l’avionneur paie un dividende de 8,22 $ l’action par année (rendement de 2,19 %), je changerai peut être d’avis si la valeur du titre descend en-dessous de 300 $.

Déclaration

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.

Comment investir dans les écrans tactiles

Depuis la sortie du premier iPhone en 2007, la valeur de l’action d’Apple (AAPL) a grimpé de plus de 150 %. Même chose pour Samsung (SSNLF) depuis la sortie de leur premier téléphone intelligent en 2010.

Il est certain que plusieurs autres produits ont également contribué au succès des deux fabriquants. Mais force est de constater que l’avènement des écrans tactiles a transformé notre mode de vie.

Si Apple est trop chère pour les petits investisseurs, investir dans Samsung dans les marchés nord américains est quasi-impossible. Corning (GLW.N), en revanche, est accessible et beaucoup plus abordable.

Que fait Corning?

Corning est une compagnie spécialisée dans la fabrication de verre et de céramique spécialisés. Si vous utilisez une tablette ou un téléphone intelligent pour lire cet article, les chances sont très élevées que Corning fut impliquée dans le processus de fabrication de votre appareil.

Corning fabrique des substrats en verre pour les écrans plats à cristaux liquides (LCD). Que ce soit Apple, Samsung ou un autre fabricant d’électroniques, Corning est la compagnie qui founit le verre Gorilla (marque déposée) pour les écrans tactiles.

Pour l’année fiscale se terminant le 31 décembre 2018, Corning a déclaré des revenus de 11,29 milliards. Contrairement à Apple, Corning est encore abordable. De plus, Corning offre un dividende avec un rendement de 2,37 %, versus 1,69 % pour Apple.

Déclaration

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.

Connaissez-vous le niobium?

Cristaux de Niobium
Source de l’image : Art-top

Le niobium est utilisé dans la fabrication de pipelines, de véhicules et dans la construction. Il suffit de seulement 0,1 % d’alliage de niobium pour rendre l’acier tenace et super résistant, tout en étant léger et malléable. Par exemple, l’utilisation de quelques grammes de niobium rend les voitures moins lourdes d’une centaine de kilogrammes.

Par conséquent, le poids réduit rendrait les véhicules électriques moins gourmands en énergie. De plus, l’utilisation du niobium dans les piles au lithium facilite la recharge rapide. Le niobium est donc un atout important pour les voitures électriques!

Le niobium dans le monde


Grey and white world map with Brazil colored red representing 90% of niobium world production and Canada colored in dark blue representing 5% of niobium world production
By Stone (talk) – Based on the Comodity Report of the United States Geological Survey 2006 (PDF; 62,6 kB) This file was derived from: BlankMap-World6, compact.svg, Public Domain, Link

Le niobium est exploité dans seulement trois carrières dans le monde, dont deux au Brésil et une au Canada. La compagnie CBMM (Brésil) contrôle 85% de la production mondiale de niobium. La production au Canada compte pour environ 9 %. Un marché total estimé de 4 milliards.

Le niobium est un métal très rare dont les propriétés sont de plus en plus exploitées. Les États-Unis l’ont classé métal stratégique, avec une croissance estimée de 25 % pour les prochains six ans. Cette fiche donne une idée de l’importance du niobium.

Comment investir dans le niobium

Il n’y a pas beaucoup de compagnies cotées en bourse pour le niobium. CBMM est une compagnie privée contrôlée par une famille milliardaire au Brésil. Le peu de compagnies qu’on trouve sont soit des petites capitalisations, soit des filiales de plus grosses compagnies.

Les compagnies ci-dessous pourraient intéresser quelqu’un qui veut investir dans le niobium.

China Molybdenum (CMCLF)

La minière China molybdenum est parmi les 5 plus grandes productrices de molybdène dans le monde. En 2016, China molybdenum mit la main sur une mine de niobium au Brésil pour 1,5 milliards.

Iamgold (IMG.TO, IAG)

Iamgold possède des mines d’or au Suriname, au Mali, au Burkina Faso et au Canada. Cependant, cette compagnie n’est pas sans ses peines. Pour l’année fiscale se terminant le 31 décembre 2018, Iamgold a déclaré une perte de 28,2 millions. De plus, la compagnie a décidé de reporter la construction du « Côté Gold Project », au nord de l’Ontario. Toutefois, Iamgold possède à 100 % Niobec, une mine qui produit du niobium au Québec.

Niobay Metals (NBY.V)

Anciennement MDN Corp., Niobay metals a effectué une restructuration de ses activités et de ses actions. Depuis 2016, Niobay a décidé de concentrer ses activités dans le niobium, avec une propriété à 100 % du « James Bay Niobium Project », à 72,5 % dans le projet Crevier (niobium et tantale) et une option d’acquérir jusqu’à 65 % du projet La Peltrie (or).

Niobay vient d’obtenir le permis d’exploration pour son projet de James Bay. Le Ministère de l’Énergie, du Développement du Nord et des Mines de l’Ontario a décidé d’enlever le moratoire daté de 2016 sur les permis d’exploration. Puisque ce moratoire fut une conséquence des préoccupations environnementales de la communauté Cri de Mosoonee, le nouveau permis accordé est assorti de certains termes et conditions.

Même si Niobay metals a l’air intéressante, les investisseurs ont souvent été déçus par le passé, à cause des consolidations d’actions. Comme on dit : plus de risques, plus de récompenses!

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Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir. Je possède des actions de Niobay Metals.

Pile ou face avec Novavax

Novavax (NVAX) est une parfaite illustration de comment on peut devenir riche en bourse ou se ruiner! Novavax est une compagnie spécialisée en biotechnologie dont le champ de recherche est très prometteur.

Novavax essaie de mettre au point des vaccins à base de nanoparticules (i.e. nanotechnologies) pour immuniser contre des virus tels que l’Ébola, l’influenza et le virus respiratoire syncytial (VRS).

Les objectifs de Novavax sont très ambitieux. Certains sceptiques considèrent qu’il est impossible de créer un vaccin universel contre toutes les souches du virus de la grippe. Pourtant, la préparation du vaccin ResVax contre le VRS est en phase 3. Également, NanoFlu, un vaccin potentiel contre la grippe, est déjà en phase 2.

Les phases dans le développement d’un vaccin

Le développement d’un vaccin peut prendre entre 10 et 15 ans. Ça se fait en quatre phases :

  • Phase 1 : des essais cliniques sur des humains à petite échelle.
  • Phase 2 : si les résultats de la phase 1 sont satisfaisants, une plus grande portion de la population visée est sélectionnée pour d’autres essais cliniques.
  • Phase 3 : la phase 3 implique des essais cliniques sur une plus grande portion de la population que la phase 2. Si les résultats sont satisfaisants, le vaccin est soumis aux autorités (dans le cas du Novavax, FDA) pour approbation et production.
  • Phase 4 : typiquement, la phase 4 étudie les possibles effets secondaires sur la population vaccinée.

Interprétation du cours de l’action de Novavax dans le temps

Source : Google

Comme on peut le constater sur le graphique, le titre de Novavax a connu beaucoup de hauts et de bas à travers le temps. Chaque sommet peut être interprété par l’annonce d’une bonne nouvelle (avancement d’une phase). Chaque creux peut être interprété par des résultats décevants.

Par exemple, la dernière fois que Novavax a connu une chute importante fut en septembre 2016. Le résultat d’essais cliniques pour le VRS sur 11 856 patients (phase 3) s’était avéré statistiquement insignifiant. L’action chutait de 70 %.

Encore de l’espoir pour Novavax?

Après la piètre performance du titre en septembre 2016, Novavax a plus ou moins rassuré ses investisseurs en justifiant les résultats de la phase 3 du ResVax par une saison grippale faible. Depuis, Novavax a présenté son nouveau vaccin contre la grippe, le NanoFlu.

Tout récemment, le titre de Novavax a connu un véritable momentum dans l’attente de résultats plus favorables pour le ResVax. Hélas!, le nouvel essai clinique pour traiter la cause principale du VRS a échoué! Une nouvelle chute de 69 % de la valeur du titre sur Nasdaq.

Investir dans une compagnie telle que Novavax comporte de sérieux risques. Si la phase 3 dans la préparation d’un vaccin se rapproche de l’approbation des autorités, elle comporte également le risque que les investisseurs punissent la compagnie dans le cas de résultats décevants. Comme c’est le cas ici.

De plus, chaque essai coûte énormément d’argent. Présentement, la principale source de revenus de Novavax est la subvention de 89 millions de dollars de la Fondation Bill et Melinda Gates. Après cette récente chute, Novavax risque de perdre l’appui de ses principaux bailleurs de fonds. Pour récupérer plus d’argent, Novavax risque de diluer à nouveau ses actions, ce qui risque de garder la valeur de l’action en bas de 1 $ pendant un petit bout. Au risque de se faire délister sur Nasdaq.

Maintenant, il reste à savoir si Novavax va poursuivre ses essais, ou abandonner le ResVax. En attendant, on n’a qu’à espérer que les résultats de la phase 3 du NanoFlu, prévue en 2019, seront plus positifs.

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Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.

Quelques idées pour utiliser 6 000 $ dans un CÉLI

La saison du REER tire à sa fin, car la date limite pour cotiser pour l’année dernière est le 1er mars prochain. Vous hésitez peut-être encore entre le REER et le CELI? Je suggère mon dernier article à ce sujet.

En 2019, la limite de cotisation au CELI est de 6 000 $. Il y a plusieurs façons de placer ce montant. Mais avez-vous pensé à amasser des dividendes avec 6000 $?

Un dividende est une partie des bénéfices qu’on perçoit en fonction du nombre d’actions qu’on possède pour une compagnie. En faisant mes recherches, j’ai trouvé 4 titres très intéressants en termes de dividendes.

Hydro One Ltd (H.TO)

Hydro One possède et exploite l’ensemble du réseau de transport d’électricité de l’Ontario et un réseau de distribution basse tension de 123 000 km. Dans son rapport financier datant du 31 décembre 2018, Hydro One a déclaré un revenu net de 796 millions de dollars.

Hydro One paie un dividende de 0,23 $ par action à chaque trois mois. Avec 290 actions de Hydro One (moins de 6 000 $ avec la valeur actuelle du titre), ça fait des revenus annuels de 266,8 $. Un rendement annuel d’environ 4,5 %.

Crombie REIT (CRR-UN.TO)

Un excellent moyen de devenir propriétaire sans locataires! Crombie REIT gère 289 propriétés à son actif, avec des locataires tels que Shoppers, Sobeys et Banque de Montréal. Avec un dividende annuel de 0,89 $ par action, Crombie REIT offre un rendement annuel de près de 6,4 %. Avec 435 actions (budget de 6 000 $), ça fait des revenus annuels de 387 $.

Boston Pizza Royalties (BPF-UN.TO)

Basée en Alberta, cette chaîne de restaurants possède des franchises au Canada, aux États-Unis et au Mexique. Le titre a été un peu malmené récemment, mais avec un dividende annuel de 1,38 $ par action, ça fait un rendement de 8 %! Avec 350 actions (budget de 6 000 $), ça fait des revenus annuels de 483 $.

Global X SuperDividend ETF (SDIV)

Ce fond investit dans 100 des compagnies les plus rentables au monde en termes de dividendes. Global X paie un dividende mensuel de 0,1352 $ par action. Avec 320 actions (budget de 6 000 $), ça fait des revenus annuels de près de 520 $. Un rendement annuel de 8,5%!

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Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou un comptable et de s’informer d’avantage avant d’investir.

CELI ou REER, lequel choisir?

CELI ou REER, lequel choisir?

Un REER, c’est quoi?

Un REER est un régime enregistré d’épargne-retraite. C’est un programme canadien qui permet de reporter l’impôt sur le revenu jusqu’à l’âge de la retraite. Le REER est une parfaite illustration de la magie de l’intérêt composé, lorsque les cotisations commencent à un très jeune âge.

En plus d’économiser pour la retraite, le REER est un bon outil pour réduire l’impôt sur le revenu. Il est également possible d’emprunter dans son REER pour acheter sa première maison ou financer un retour aux études.

La contribution maximale est de 18% du revenu de l’année précédente, avec un plafond de 26 230 $ pour 2018. Si l’on n’a pas tout cotisé, pas de problème! La balance non cotisée peut être reportée à l’année suivante.

Durant les soixante premiers jours de l’année, il est possible  d’apporter des contributions supplémentaires pour l’année précédente, si le plafond de contribution n’est pas atteint. Le délai de cotisation pour cette année est donc le 1er mars.

Un CELI, c’est quoi?

Un CELI est un compte d’épargne libre d’impôt. Dans ce compte, il n’y a aucun impôt sur les retraits ou les intérêts perçus sur son investissement. La cotisation maximale pour 2019 est de 6 000 $, mais il est possible de reporter tout montant non contribué lors des années précédentes.

Par exemple, le CELI est en vigueur depuis 2009. Pour une personne qui n’a jamais cotisé, il est alors possible de contribuer 57 500 $, en plus des 6 000 $ pour 2019, pour un maximum de 63 500 $.

Un CELI est idéal pour des projets de rénovations ou un grand voyage, car le montant peut être retiré en tout temps sans pénalités. On peut utiliser le CELI comme épargne supplémentaire si l’on a effectué la cotisation maximale au REER pour l’année. Ou tout simplement, on peut utiliser le CELI comme un fonds d’urgence.

Avantages et désavantages

Un REER est un excellent investissement pour la retraite lorsque les cotisations commencent à un très jeune âge, par exemple 18 ans. Le problème est qu’on encourt de fortes pénalités pour des retraits autres que pour ce qui est autorisé avant la retraite. De plus, on ne peut plus cotiser dans son REER après l’âge de 71 ans.

Dans le cas du CELI, il suffit d’avoir au moins 18 ans pour cotiser. Ainsi, il est possible de contribuer dans un CELI après l’âge maximal de contribution dans le REER. Toutefois, il faut éviter de dépasser la contribution maximale de l’année (6 000 $ en 2019). Dans ce cas, l’Agence du Revenu du Canada impose une pénalité représentant 1 % de l’excédent pour chaque mois de surplus de cotisation.

Lequel choisir?

Personnellement, je crois que le REER et le CELI représentent deux bons types d’investissement. Même si son emploi a un excellent fond de retraite, un REER peut constituer une forme d’épargne forcée qui apporte un petit extra à la retraite.

Dans le cas du CELI, je crois que son potentiel est sous-estimé. Par exemple, beaucoup de gens associent un CELI à seulement un compte d’épargne. Pourtant, il est possible d’ouvrir plusieurs comptes CELI, dont un compte de courtage CELI. Pourvu que le total des placements ne dépasse pas la contribution maximale. Dans un compte de courtage CELI, il est possible d’acheter des actions cotées en bourse. L’investisseur avisé achètera surtout des titres avec des dividendes. Un sujet pour un autre article.

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Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.

Mon aventure avec Canopy Growth

Mon aventure avec Canopy Growth

Tout a commencé avec l’élection du gouvernement libéral en 2015. Au lendemain des élections, on mentionnait Canopy Growth (WEED.TO) dans les médias. Canopy était déjà dans la vente de marijuana à but médical. Cependant, la légalisation pour des fins récréatives promettait un plus grand marché.

Puisque la légalisation de la marijuana à but récréatif était une promesse électorale du nouveau premier ministre Trudeau, je décidais alors de tenter ma chance en achetamt des actions de Canopy Growth.

L’effet « Snoop »


Logo de la compagnie du rappeur Snoop Dogg

Fin 2016, une entente fut signée avec la compagnie de marijuana de Snoop Dogg, « Leafs by Snoop ». L’action de Canopy grimpait en haut de 10 $. Était-ce de la spéculation? Le gouvernement canadien préparait la légalisation, mais rien ne se concrétisait encore. J’ai alors vendu juste assez d’actions pour récupérer le montant que j’avais investi.

Constellation Brands

À la fin de 2017, l’annonce de l’achat de 9,9 % des parts de Canopy par Constellation Brands (STZ) propulsait la valeur du titre de Canopy à près de 40 $ en janvier 2018. Craignant l’éclatement d’une bulle, je décidais de ramasser un peu de profit lorsque l’action s’approchait de 20 $.

Vers la légalisation

En juin 2018, Canopy affichait des pertes dans ses résultats trimestriels. Le même jour, la compagnie annonçait une augmentation de la participation de Constellation Brands à près de 44 %, avec possibilité de plus de 50 %.

On se serait attendu à une dégringolade du prix de l’action de Canopy. Pourtant, la valeur du titre grimpait après l’annonce! Bien sûr, un nouveau trésor de guerre de 5 milliards de dollars canadiens était d’excellentes nouvelles, mais Canopy n’était pas encore rentable! On était décidément dans une bulle spéculative! J’ai vite placé une vente partielle à 50 $.

Post-légalisation

Maintenant que la vente de la marijuana est légalisée au Canada, Canopy Growth est la seule compagnie parmi les 3 principales (Aurora et Aphria étant les deux autres) dont la valeur de l’action a grimpé de plus de 20 % depuis le début de l’année.

Pour les trois derniers mois de 2018, Canopy Growth vient de déclarer un profit de près de 75 millions de dollars. Pour cette même période, Canopy a vendu pour près de 72 millions de dollars en produits récréatifs. Une part du marché de 30 %, selon les marchés capitaux BMO.

Canopy Growth est présente dans 4 continents (pas encore en Asie). Plus récemment, la compagnie s’est vue accorder une licence de production de chanvre dans l’État de New York, où la construction d’une usine de $ 150 millions est en cours. Avec l’adoption du « Farm Bill » par le Congrès américain, c’est l’ouverture d’un plus grand marché pour Canopy Growth.

Depuis 2018, Canopy Growth est inscrite à la bourse de New York. La compagnie est donc accessible à une plus grande panoplie d’investisseurs. De plus, certains analystes donnent un prix cible allant jusqu’à 100 $.

Pour conclure

En conclusion, j’ai l’impression que Canopy Growth réserve encore de belles opportunités pour les investisseurs. Le prix en bourse autour de 60 $ a jusque là résisté à la spéculation. Maintenant, avec des profits fraîchement déclarés et la perspective de vendre des produits comestibles au Canada et aux États-Unis, on peut certainement espérer plus de profits à l’avenir.

Et qui sait? Peut-être que Canopy Growth offrira des dividendes lorsque la compagnie aura effectivement fait ses preuves de leader de l’industrie avec des profits croissants! En fin de compte, je devrais probablement garder la moitié des actions qui me restent!

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Le cobalt, un métal qui promet gros!

Le cobalt est présent dans la plupart des piles rechargeabkes.

Photo originale par John Cameron sur Unsplash

Provenance du cobalt

Lorsqu’on parle de pile rechargeable, le métal qui vient en tête est peut-être le nickel ou le lithium. Ce n’est surtout pas le cobalt. Pourtant, le cobalt est un incontournable dans la fabrication de piles rechargeables!

Si le lithium est plus disponible, le cobalt a souvent été un sous-produit du cuivre ou du nickel. Au moins 50 % du cobalt qu’on peut miner dans le monde provient de la République Démocratique du Congo (RDC). Le reste est réparti en de plus petites quantités dans plusieurs pays.

Utilisation du cobalt

Un téléphone intelligent nécessite entre 5 g et 20 g de cobalt, alors qu’un véhicule électrique nécessite entre 5 kg et 15 kg.

Selon des analystes, les véhicules électriques pourraient représenter plus de la moitié des nouveaux véhicules vendus d’ici 2040. En seulement 10 ans, la production de cobalt a doublé (voir graphique).

Production Mondiale de Cobalt, 1994–2017
Source: U.S. Geological Survey

Perspectives pour le cobalt

À partir de cette année, tous les nouveaux véhicules fabriqués par Volvo seront électriques ou hybrides. D’autres constructeurs suivront cette tendance.

Plusieurs pays, dont la Chine, le Mexique, la France et la Norvège ont déjà annoncé leur intention d’interdire les véhicules à combustion sur leurs routes dans un avenir proche. Aussi tôt que 2025.

Des chercheurs essaient depuis quelque temps de trouver un remplacement au cobalt dans les piles rechargeables, mais sans succès à date. Elon Musk n’a pas réussi à éliminer le cobalt dans ses Tesla!

Tout comme le lithium, le cobalt est dans la liste des minéraux critiques aux États-Unis. Plusieurs compagnies, dont Apple, sont en train de négocier avec des compagnies minières pour s’approvisionner directement le cobalt. Je crois donc fortement que la demande du cobalt ne fera qu’augmenter dans les prochaines années.

Comment investir dans le cobalt

Présentement, il y a plusieurs compagnies très peu coûteuses en Bourse, si quelqu’un veut investir dans le cobalt.

Katanga Mining Limited (KAT.TO)

Cette compagnie basée en Suisse possède de grandes réserves de cuivre et de cobalt en RDC. En 2015, la compagnie profita de la baisse du prix du cuivre pour fermer ses mines et moderniser ses moyens de production.

La production a recommencé à la fin de 2018, mais des traces d’uranium ont été trouvées dans leur pile. Glencore (GLEN.L) avait entamé la construction d’une usine d’échangeur ions pour enlever la radioactivité, mais le gouvernement congolais vient de faire cesser les travaux. La vente des 26 000 tonnes de cobalt déjà disponible est donc reportée pour 2020.

Katanga est lourdement endettée, mais une hausse éventuelle du prix du cobalt, combinée à une réduction des coûts de production, devraient aider considérablement. Glencore possède près de 86 % des actions de Katanga Mining.

Ecobalt Solutions (ECS.TO)

C’est une compagnie basée au Canada, spécialisée dans l’exploration minière et le développement. Leur projet principal est en Idaho, dans le Nord-Ouest des États-Unis.

Sur le site web de la compagnie, il est indiqué que Ecobalt s’engage à extraire du cobalt de façon éthique et responsable. Il est prévu que la production de cobalt commencera en 2021.

Cobalt 27 Capital (KBLT.V)

Tout ce que cette compagnie a fait jusqu’à date est d’amasser et entreposer du cobalt, dans le but de le revendre lorsque la demande explose. Présentement, Cobalt 27 a entreposé près de 3 mille tonnes de cobalt. La compagnie est également en train de développer un portfolio de propriétés minières contenant du cobalt.

Le problème avec les compagnies minières, c’est qu’elles sont cycliques. Même si Katanga Mining est l’un des grands producteurs de cobalt, le métal vient d’une région pas mal volatile. Cependant, je suis très confiant qu’à long terme, investir dans le cobalt pourrait rapporter très gros.

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Je possède les titres suivants : KAT et Ecobalt.

Le pétrole remontera-t-il à 100 $ le baril?

Source de la photo :  Zbynek Burival sur Unsplash

Avec le prix du pétrole qui remonte à peine au-dessus de 50 $, il est difficile d’imaginer le prix du baril au-delà même de 150 $. Pourtant, ce fut le cas en 2008, juste avant le début de la Grande Récession.

À l’époque, on blâmait la surchauffe de l’économie mondiale. De plus, le prix du baril du pétrole paraissait très sensible aux actualités géopolitiques. Chaque nouvelle apportait sa dose de fluctuation!

N’est-ce pas que la locomotive de l’économie mondiale est supposée fonctionner à plein régime présentement? Qu’est-ce qui pourrait expliquer cette différence de tendance dans les prix par rapport à 2008?

Zéro croissance

Il y a quelque temps, j’ai lu un livre écrit par Jeff Rubin, un ancien économiste en chef à la banque CIBC : « La fin de la croissance ». Selon lui, le pétrole à bon marché est en train de devenir chose du passé. Non seulement à cause d’autres grands acheteurs tels que la Chine et l’Inde, mais également parce qu’on n’a plus autant de pétrole disponible.

Rubin a également établi le lien entre le prix du pétrole et les cycles économiques. En période de croissance, le prix élevé du baril est plus réaliste. En période de récession, le prix du baril est plus bas, car le pétrole est fortement subventionné par les gouvernements, à coups de dettes.

Prédictions pour 2020

Selon la logique de Rubin, le prix du baril devrait à nouveau avoisiner les 100 $! Mais vous savez aussi bien que moi que ce cycle économique a été alimenté par la dette, et non la consommation. En d’autres mots, le pétrole est d’avantage subventionné.

Par contre, peu de gens semblent être au courant, mais l’Organisation Maritime Internationale (OMI) de l’ONU a établi une limite d’émissions du souffre dans les navires conteneurs à moins de 0,5 %, comparé à 3,5 % présentement. Les conteneurs ont jusqu’à 2020 pour respecter le règlement et éviter de sévères pénalités.

Avec près de 100 000 vaisseaux qui naviguent les eaux, il y aura une plus grande demande du pétrole. Selon la firme de consultation Wood Mackenzie, c’est 5,3 millions de barrils par jour, comparé à une capacité présentement de 1,2 millions par jour.

Si vous voulez investir dans l’industrie pétrolière, je vous suggère d’écouter ce type dans l’entrevue suivante :

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3 titres qui pourraient être propulsés par l’industrie du cannabis

Source de l’image : www.green-flower.com

Maintenant que la vente du cannabis est légalisée sur tout le territoire canadien, l’euphorie des titres de marijuana semble derrière nous. Sauf pour Canopy Growth qui a bondi de 50 % depuis le début de la nouvelle année.

Aujourd’hui, je vais surtout discuter du potentiel de certains titres qui ne sont pas spécialisés dans la production. Il s’agit de Second cup, David’s tea, et BLVD Centers.

Second Cup Ltd (SCU.TO)

La chaîne de restauration Second Cup possède 310 cafés au Canada. La compétition féroce apportée surtout par Starbucks a causé une perte moyenne annuelle nette d’environ 8 millions de dollars par année (moyenne entre 2012 et 2017). Cependant, Second Cup possède près de 15 millions de dollars canadiens en cash et n’a aucune dette. De plus, Second Cup a décidé de convertir certains de ces cafés en dispensaires de marijuana.

David’s tea (DTEA)

David’s tea est spécialisé dans la vente de sachets de thé et de produits spécialisés. Il y a 193 magasins David’s tea en Amérique du Nord, dont 37 aux États-Unis. En 2018, David’s tea a fait taire les rumeurs qu’il s’engagerait dans la vente de marijuana, mais n’écartait pas d’analyser cette possibilité. Avec la légalisation des produits comestibles à base de cannabis qui s’en vient cette année, je ne serais pas étonné que la compagnie reconsidère ses options. Après tout, David’s tea n’a pas connu de profits depuis 2015.

BLVD Centers Corporation (BLVD.CD)

BLVD Centers est spécialisé dans la réhabilitation de patients qui ont des problèmes de toximanie et de santé mentale aux États-Unis. Les services offerts sont remboursés par des compagnies d’assurance, car la corporation dessert surtout une clientèle plus vaste que les gens riches et célèbres. Tout récemment, BLVD Centers s’est lancé dans le service de traitement de la dépendance à la marijuana et à la vente de produits dérivés du cannabis (weedaide ?). BLVD Centers n’a pas de profits et a des dettes, mais à 0,05 $ l’action, je crois que c’est un risque qui vaut la peine.

Déclaration

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir. 

Je possède les titres suivants : BLVD Centers et David’s tea. Je compte acheter des actions de Second cup dans l’avenir.