Pile ou face avec Novavax

Novavax (NVAX) est une parfaite illustration de comment on peut devenir riche en bourse ou se ruiner! Novavax est une compagnie spécialisée en biotechnologie dont le champ de recherche est très prometteur.

Novavax essaie de mettre au point des vaccins à base de nanoparticules (i.e. nanotechnologies) pour immuniser contre des virus tels que l’Ébola, l’influenza et le virus respiratoire syncytial (VRS).

Les objectifs de Novavax sont très ambitieux. Certains sceptiques considèrent qu’il est impossible de créer un vaccin universel contre toutes les souches du virus de la grippe. Pourtant, la préparation du vaccin ResVax contre le VRS est en phase 3. Également, NanoFlu, un vaccin potentiel contre la grippe, est déjà en phase 2.

Les phases dans le développement d’un vaccin

Le développement d’un vaccin peut prendre entre 10 et 15 ans. Ça se fait en quatre phases :

  • Phase 1 : des essais cliniques sur des humains à petite échelle.
  • Phase 2 : si les résultats de la phase 1 sont satisfaisants, une plus grande portion de la population visée est sélectionnée pour d’autres essais cliniques.
  • Phase 3 : la phase 3 implique des essais cliniques sur une plus grande portion de la population que la phase 2. Si les résultats sont satisfaisants, le vaccin est soumis aux autorités (dans le cas du Novavax, FDA) pour approbation et production.
  • Phase 4 : typiquement, la phase 4 étudie les possibles effets secondaires sur la population vaccinée.

Interprétation du cours de l’action de Novavax dans le temps

Source : Google

Comme on peut le constater sur le graphique, le titre de Novavax a connu beaucoup de hauts et de bas à travers le temps. Chaque sommet peut être interprété par l’annonce d’une bonne nouvelle (avancement d’une phase). Chaque creux peut être interprété par des résultats décevants.

Par exemple, la dernière fois que Novavax a connu une chute importante fut en septembre 2016. Le résultat d’essais cliniques pour le VRS sur 11 856 patients (phase 3) s’était avéré statistiquement insignifiant. L’action chutait de 70 %.

Encore de l’espoir pour Novavax?

Après la piètre performance du titre en septembre 2016, Novavax a plus ou moins rassuré ses investisseurs en justifiant les résultats de la phase 3 du ResVax par une saison grippale faible. Depuis, Novavax a présenté son nouveau vaccin contre la grippe, le NanoFlu.

Tout récemment, le titre de Novavax a connu un véritable momentum dans l’attente de résultats plus favorables pour le ResVax. Hélas!, le nouvel essai clinique pour traiter la cause principale du VRS a échoué! Une nouvelle chute de 69 % de la valeur du titre sur Nasdaq.

Investir dans une compagnie telle que Novavax comporte de sérieux risques. Si la phase 3 dans la préparation d’un vaccin se rapproche de l’approbation des autorités, elle comporte également le risque que les investisseurs punissent la compagnie dans le cas de résultats décevants. Comme c’est le cas ici.

De plus, chaque essai coûte énormément d’argent. Présentement, la principale source de revenus de Novavax est la subvention de 89 millions de dollars de la Fondation Bill et Melinda Gates. Après cette récente chute, Novavax risque de perdre l’appui de ses principaux bailleurs de fonds. Pour récupérer plus d’argent, Novavax risque de diluer à nouveau ses actions, ce qui risque de garder la valeur de l’action en bas de 1 $ pendant un petit bout. Au risque de se faire délister sur Nasdaq.

Maintenant, il reste à savoir si Novavax va poursuivre ses essais, ou abandonner le ResVax. En attendant, on n’a qu’à espérer que les résultats de la phase 3 du NanoFlu, prévue en 2019, seront plus positifs.

Déclaration

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.

Quelques idées pour utiliser 6 000 $ dans un CÉLI

La saison du REER tire à sa fin, car la date limite pour cotiser pour l’année dernière est le 1er mars prochain. Vous hésitez peut-être encore entre le REER et le CELI? Je suggère mon dernier article à ce sujet.

En 2019, la limite de cotisation au CELI est de 6 000 $. Il y a plusieurs façons de placer ce montant. Mais avez-vous pensé à amasser des dividendes avec 6000 $?

Un dividende est une partie des bénéfices qu’on perçoit en fonction du nombre d’actions qu’on possède pour une compagnie. En faisant mes recherches, j’ai trouvé 4 titres très intéressants en termes de dividendes.

Hydro One Ltd (H.TO)

Hydro One possède et exploite l’ensemble du réseau de transport d’électricité de l’Ontario et un réseau de distribution basse tension de 123 000 km. Dans son rapport financier datant du 31 décembre 2018, Hydro One a déclaré un revenu net de 796 millions de dollars.

Hydro One paie un dividende de 0,23 $ par action à chaque trois mois. Avec 290 actions de Hydro One (moins de 6 000 $ avec la valeur actuelle du titre), ça fait des revenus annuels de 266,8 $. Un rendement annuel d’environ 4,5 %.

Crombie REIT (CRR-UN.TO)

Un excellent moyen de devenir propriétaire sans locataires! Crombie REIT gère 289 propriétés à son actif, avec des locataires tels que Shoppers, Sobeys et Banque de Montréal. Avec un dividende annuel de 0,89 $ par action, Crombie REIT offre un rendement annuel de près de 6,4 %. Avec 435 actions (budget de 6 000 $), ça fait des revenus annuels de 387 $.

Boston Pizza Royalties (BPF-UN.TO)

Basée en Alberta, cette chaîne de restaurants possède des franchises au Canada, aux États-Unis et au Mexique. Le titre a été un peu malmené récemment, mais avec un dividende annuel de 1,38 $ par action, ça fait un rendement de 8 %! Avec 350 actions (budget de 6 000 $), ça fait des revenus annuels de 483 $.

Global X SuperDividend ETF (SDIV)

Ce fond investit dans 100 des compagnies les plus rentables au monde en termes de dividendes. Global X paie un dividende mensuel de 0,1352 $ par action. Avec 320 actions (budget de 6 000 $), ça fait des revenus annuels de près de 520 $. Un rendement annuel de 8,5%!

Déclaration

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou un comptable et de s’informer d’avantage avant d’investir.

CELI ou REER, lequel choisir?

CELI ou REER, lequel choisir?

Un REER, c’est quoi?

Un REER est un régime enregistré d’épargne-retraite. C’est un programme canadien qui permet de reporter l’impôt sur le revenu jusqu’à l’âge de la retraite. Le REER est une parfaite illustration de la magie de l’intérêt composé, lorsque les cotisations commencent à un très jeune âge.

En plus d’économiser pour la retraite, le REER est un bon outil pour réduire l’impôt sur le revenu. Il est également possible d’emprunter dans son REER pour acheter sa première maison ou financer un retour aux études.

La contribution maximale est de 18% du revenu de l’année précédente, avec un plafond de 26 230 $ pour 2018. Si l’on n’a pas tout cotisé, pas de problème! La balance non cotisée peut être reportée à l’année suivante.

Durant les soixante premiers jours de l’année, il est possible  d’apporter des contributions supplémentaires pour l’année précédente, si le plafond de contribution n’est pas atteint. Le délai de cotisation pour cette année est donc le 1er mars.

Un CELI, c’est quoi?

Un CELI est un compte d’épargne libre d’impôt. Dans ce compte, il n’y a aucun impôt sur les retraits ou les intérêts perçus sur son investissement. La cotisation maximale pour 2019 est de 6 000 $, mais il est possible de reporter tout montant non contribué lors des années précédentes.

Par exemple, le CELI est en vigueur depuis 2009. Pour une personne qui n’a jamais cotisé, il est alors possible de contribuer 57 500 $, en plus des 6 000 $ pour 2019, pour un maximum de 63 500 $.

Un CELI est idéal pour des projets de rénovations ou un grand voyage, car le montant peut être retiré en tout temps sans pénalités. On peut utiliser le CELI comme épargne supplémentaire si l’on a effectué la cotisation maximale au REER pour l’année. Ou tout simplement, on peut utiliser le CELI comme un fonds d’urgence.

Avantages et désavantages

Un REER est un excellent investissement pour la retraite lorsque les cotisations commencent à un très jeune âge, par exemple 18 ans. Le problème est qu’on encourt de fortes pénalités pour des retraits autres que pour ce qui est autorisé avant la retraite. De plus, on ne peut plus cotiser dans son REER après l’âge de 71 ans.

Dans le cas du CELI, il suffit d’avoir au moins 18 ans pour cotiser. Ainsi, il est possible de contribuer dans un CELI après l’âge maximal de contribution dans le REER. Toutefois, il faut éviter de dépasser la contribution maximale de l’année (6 000 $ en 2019). Dans ce cas, l’Agence du Revenu du Canada impose une pénalité représentant 1 % de l’excédent pour chaque mois de surplus de cotisation.

Lequel choisir?

Personnellement, je crois que le REER et le CELI représentent deux bons types d’investissement. Même si son emploi a un excellent fond de retraite, un REER peut constituer une forme d’épargne forcée qui apporte un petit extra à la retraite.

Dans le cas du CELI, je crois que son potentiel est sous-estimé. Par exemple, beaucoup de gens associent un CELI à seulement un compte d’épargne. Pourtant, il est possible d’ouvrir plusieurs comptes CELI, dont un compte de courtage CELI. Pourvu que le total des placements ne dépasse pas la contribution maximale. Dans un compte de courtage CELI, il est possible d’acheter des actions cotées en bourse. L’investisseur avisé achètera surtout des titres avec des dividendes. Un sujet pour un autre article.

Déclaration

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.

Mon aventure avec Canopy Growth

Mon aventure avec Canopy Growth

Tout a commencé avec l’élection du gouvernement libéral en 2015. Au lendemain des élections, on mentionnait Canopy Growth (WEED.TO) dans les médias. Canopy était déjà dans la vente de marijuana à but médical. Cependant, la légalisation pour des fins récréatives promettait un plus grand marché.

Puisque la légalisation de la marijuana à but récréatif était une promesse électorale du nouveau premier ministre Trudeau, je décidais alors de tenter ma chance en achetamt des actions de Canopy Growth.

L’effet « Snoop »


Logo de la compagnie du rappeur Snoop Dogg

Fin 2016, une entente fut signée avec la compagnie de marijuana de Snoop Dogg, « Leafs by Snoop ». L’action de Canopy grimpait en haut de 10 $. Était-ce de la spéculation? Le gouvernement canadien préparait la légalisation, mais rien ne se concrétisait encore. J’ai alors vendu juste assez d’actions pour récupérer le montant que j’avais investi.

Constellation Brands

À la fin de 2017, l’annonce de l’achat de 9,9 % des parts de Canopy par Constellation Brands (STZ) propulsait la valeur du titre de Canopy à près de 40 $ en janvier 2018. Craignant l’éclatement d’une bulle, je décidais de ramasser un peu de profit lorsque l’action s’approchait de 20 $.

Vers la légalisation

En juin 2018, Canopy affichait des pertes dans ses résultats trimestriels. Le même jour, la compagnie annonçait une augmentation de la participation de Constellation Brands à près de 44 %, avec possibilité de plus de 50 %.

On se serait attendu à une dégringolade du prix de l’action de Canopy. Pourtant, la valeur du titre grimpait après l’annonce! Bien sûr, un nouveau trésor de guerre de 5 milliards de dollars canadiens était d’excellentes nouvelles, mais Canopy n’était pas encore rentable! On était décidément dans une bulle spéculative! J’ai vite placé une vente partielle à 50 $.

Post-légalisation

Maintenant que la vente de la marijuana est légalisée au Canada, Canopy Growth est la seule compagnie parmi les 3 principales (Aurora et Aphria étant les deux autres) dont la valeur de l’action a grimpé de plus de 20 % depuis le début de l’année.

Pour les trois derniers mois de 2018, Canopy Growth vient de déclarer un profit de près de 75 millions de dollars. Pour cette même période, Canopy a vendu pour près de 72 millions de dollars en produits récréatifs. Une part du marché de 30 %, selon les marchés capitaux BMO.

Canopy Growth est présente dans 4 continents (pas encore en Asie). Plus récemment, la compagnie s’est vue accorder une licence de production de chanvre dans l’État de New York, où la construction d’une usine de $ 150 millions est en cours. Avec l’adoption du « Farm Bill » par le Congrès américain, c’est l’ouverture d’un plus grand marché pour Canopy Growth.

Depuis 2018, Canopy Growth est inscrite à la bourse de New York. La compagnie est donc accessible à une plus grande panoplie d’investisseurs. De plus, certains analystes donnent un prix cible allant jusqu’à 100 $.

Pour conclure

En conclusion, j’ai l’impression que Canopy Growth réserve encore de belles opportunités pour les investisseurs. Le prix en bourse autour de 60 $ a jusque là résisté à la spéculation. Maintenant, avec des profits fraîchement déclarés et la perspective de vendre des produits comestibles au Canada et aux États-Unis, on peut certainement espérer plus de profits à l’avenir.

Et qui sait? Peut-être que Canopy Growth offrira des dividendes lorsque la compagnie aura effectivement fait ses preuves de leader de l’industrie avec des profits croissants! En fin de compte, je devrais probablement garder la moitié des actions qui me restent!

Déclaration

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.

Le cobalt, un métal qui promet gros!

Le cobalt est présent dans la plupart des piles rechargeabkes.

Photo originale par John Cameron sur Unsplash

Provenance du cobalt

Lorsqu’on parle de pile rechargeable, le métal qui vient en tête est peut-être le nickel ou le lithium. Ce n’est surtout pas le cobalt. Pourtant, le cobalt est un incontournable dans la fabrication de piles rechargeables!

Si le lithium est plus disponible, le cobalt a souvent été un sous-produit du cuivre ou du nickel. Au moins 50 % du cobalt qu’on peut miner dans le monde provient de la République Démocratique du Congo (RDC). Le reste est réparti en de plus petites quantités dans plusieurs pays.

Utilisation du cobalt

Un téléphone intelligent nécessite entre 5 g et 20 g de cobalt, alors qu’un véhicule électrique nécessite entre 5 kg et 15 kg.

Selon des analystes, les véhicules électriques pourraient représenter plus de la moitié des nouveaux véhicules vendus d’ici 2040. En seulement 10 ans, la production de cobalt a doublé (voir graphique).

Production Mondiale de Cobalt, 1994–2017
Source: U.S. Geological Survey

Perspectives pour le cobalt

À partir de cette année, tous les nouveaux véhicules fabriqués par Volvo seront électriques ou hybrides. D’autres constructeurs suivront cette tendance.

Plusieurs pays, dont la Chine, le Mexique, la France et la Norvège ont déjà annoncé leur intention d’interdire les véhicules à combustion sur leurs routes dans un avenir proche. Aussi tôt que 2025.

Des chercheurs essaient depuis quelque temps de trouver un remplacement au cobalt dans les piles rechargeables, mais sans succès à date. Elon Musk n’a pas réussi à éliminer le cobalt dans ses Tesla!

Tout comme le lithium, le cobalt est dans la liste des minéraux critiques aux États-Unis. Plusieurs compagnies, dont Apple, sont en train de négocier avec des compagnies minières pour s’approvisionner directement le cobalt. Je crois donc fortement que la demande du cobalt ne fera qu’augmenter dans les prochaines années.

Comment investir dans le cobalt

Présentement, il y a plusieurs compagnies très peu coûteuses en Bourse, si quelqu’un veut investir dans le cobalt.

Katanga Mining Limited (KAT.TO)

Cette compagnie basée en Suisse possède de grandes réserves de cuivre et de cobalt en RDC. En 2015, la compagnie profita de la baisse du prix du cuivre pour fermer ses mines et moderniser ses moyens de production.

La production a recommencé à la fin de 2018, mais des traces d’uranium ont été trouvées dans leur pile. Glencore (GLEN.L) avait entamé la construction d’une usine d’échangeur ions pour enlever la radioactivité, mais le gouvernement congolais vient de faire cesser les travaux. La vente des 26 000 tonnes de cobalt déjà disponible est donc reportée pour 2020.

Katanga est lourdement endettée, mais une hausse éventuelle du prix du cobalt, combinée à une réduction des coûts de production, devraient aider considérablement. Glencore possède près de 86 % des actions de Katanga Mining.

Ecobalt Solutions (ECS.TO)

C’est une compagnie basée au Canada, spécialisée dans l’exploration minière et le développement. Leur projet principal est en Idaho, dans le Nord-Ouest des États-Unis.

Sur le site web de la compagnie, il est indiqué que Ecobalt s’engage à extraire du cobalt de façon éthique et responsable. Il est prévu que la production de cobalt commencera en 2021.

Cobalt 27 Capital (KBLT.V)

Tout ce que cette compagnie a fait jusqu’à date est d’amasser et entreposer du cobalt, dans le but de le revendre lorsque la demande explose. Présentement, Cobalt 27 a entreposé près de 3 mille tonnes de cobalt. La compagnie est également en train de développer un portfolio de propriétés minières contenant du cobalt.

Le problème avec les compagnies minières, c’est qu’elles sont cycliques. Même si Katanga Mining est l’un des grands producteurs de cobalt, le métal vient d’une région pas mal volatile. Cependant, je suis très confiant qu’à long terme, investir dans le cobalt pourrait rapporter très gros.

Déclaration

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.

Je possède les titres suivants : KAT et Ecobalt.

Le pétrole remontera-t-il à 100 $ le baril?

Source de la photo :  Zbynek Burival sur Unsplash

Avec le prix du pétrole qui remonte à peine au-dessus de 50 $, il est difficile d’imaginer le prix du baril au-delà même de 150 $. Pourtant, ce fut le cas en 2008, juste avant le début de la Grande Récession.

À l’époque, on blâmait la surchauffe de l’économie mondiale. De plus, le prix du baril du pétrole paraissait très sensible aux actualités géopolitiques. Chaque nouvelle apportait sa dose de fluctuation!

N’est-ce pas que la locomotive de l’économie mondiale est supposée fonctionner à plein régime présentement? Qu’est-ce qui pourrait expliquer cette différence de tendance dans les prix par rapport à 2008?

Zéro croissance

Il y a quelque temps, j’ai lu un livre écrit par Jeff Rubin, un ancien économiste en chef à la banque CIBC : « La fin de la croissance ». Selon lui, le pétrole à bon marché est en train de devenir chose du passé. Non seulement à cause d’autres grands acheteurs tels que la Chine et l’Inde, mais également parce qu’on n’a plus autant de pétrole disponible.

Rubin a également établi le lien entre le prix du pétrole et les cycles économiques. En période de croissance, le prix élevé du baril est plus réaliste. En période de récession, le prix du baril est plus bas, car le pétrole est fortement subventionné par les gouvernements, à coups de dettes.

Prédictions pour 2020

Selon la logique de Rubin, le prix du baril devrait à nouveau avoisiner les 100 $! Mais vous savez aussi bien que moi que ce cycle économique a été alimenté par la dette, et non la consommation. En d’autres mots, le pétrole est d’avantage subventionné.

Par contre, peu de gens semblent être au courant, mais l’Organisation Maritime Internationale (OMI) de l’ONU a établi une limite d’émissions du souffre dans les navires conteneurs à moins de 0,5 %, comparé à 3,5 % présentement. Les conteneurs ont jusqu’à 2020 pour respecter le règlement et éviter de sévères pénalités.

Avec près de 100 000 vaisseaux qui naviguent les eaux, il y aura une plus grande demande du pétrole. Selon la firme de consultation Wood Mackenzie, c’est 5,3 millions de barrils par jour, comparé à une capacité présentement de 1,2 millions par jour.

Si vous voulez investir dans l’industrie pétrolière, je vous suggère d’écouter ce type dans l’entrevue suivante :

Déclaration

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir. 

3 titres qui pourraient être propulsés par l’industrie du cannabis

Source de l’image : www.green-flower.com

Maintenant que la vente du cannabis est légalisée sur tout le territoire canadien, l’euphorie des titres de marijuana semble derrière nous. Sauf pour Canopy Growth qui a bondi de 50 % depuis le début de la nouvelle année.

Aujourd’hui, je vais surtout discuter du potentiel de certains titres qui ne sont pas spécialisés dans la production. Il s’agit de Second cup, David’s tea, et BLVD Centers.

Second Cup Ltd (SCU.TO)

La chaîne de restauration Second Cup possède 310 cafés au Canada. La compétition féroce apportée surtout par Starbucks a causé une perte moyenne annuelle nette d’environ 8 millions de dollars par année (moyenne entre 2012 et 2017). Cependant, Second Cup possède près de 15 millions de dollars canadiens en cash et n’a aucune dette. De plus, Second Cup a décidé de convertir certains de ces cafés en dispensaires de marijuana.

David’s tea (DTEA)

David’s tea est spécialisé dans la vente de sachets de thé et de produits spécialisés. Il y a 193 magasins David’s tea en Amérique du Nord, dont 37 aux États-Unis. En 2018, David’s tea a fait taire les rumeurs qu’il s’engagerait dans la vente de marijuana, mais n’écartait pas d’analyser cette possibilité. Avec la légalisation des produits comestibles à base de cannabis qui s’en vient cette année, je ne serais pas étonné que la compagnie reconsidère ses options. Après tout, David’s tea n’a pas connu de profits depuis 2015.

BLVD Centers Corporation (BLVD.CD)

BLVD Centers est spécialisé dans la réhabilitation de patients qui ont des problèmes de toximanie et de santé mentale aux États-Unis. Les services offerts sont remboursés par des compagnies d’assurance, car la corporation dessert surtout une clientèle plus vaste que les gens riches et célèbres. Tout récemment, BLVD Centers s’est lancé dans le service de traitement de la dépendance à la marijuana et à la vente de produits dérivés du cannabis (weedaide ?). BLVD Centers n’a pas de profits et a des dettes, mais à 0,05 $ l’action, je crois que c’est un risque qui vaut la peine.

Déclaration

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir. 

Je possède les titres suivants : BLVD Centers et David’s tea. Je compte acheter des actions de Second cup dans l’avenir.

Mon opinion sur l’or

L’or est une commodité. Au sens anglais du terme. En français,
la définition économique est « produit de consommation courante ». Une commodité est un produit qui a une utilité spécifique. Par exemple, le bétail, les céréales, le pétrole et certains autres métaux, tels que l’argent et le platine, sont des commodités.

Contrairement à plusieurs autres commodités, l’or est historiquement l’actif le moins volatile en temps de crise, selon le « World Gold Council ».

Il fut un temps, l’or était utilisé comme monnaie d’échange. La plus vieille monnaie, constituée en un alliage d’or et d’argent, date du 6ème siècle avant J-C et provient de la Lydie, un pays d’Asie Mineure (la Turquie contemporaine). Une pièce pesait presque 5 grammes (un peu moins qu’une pièce de 25 cents).

Pièce d’or de la Lydie, 6ème siècle avant J-C

Plus récemment, jusqu’à l’effondrement du système Bretton Woods en 1971, l’or était utilisé comme monnaie marchandise. Dans ce temps, 1 once d’or valait 35 dollars américains (monnaie reconnue comme monnaie de réserve après la deuxième guerre mondiale).

Maintenant, même si le dollar américain constitue la monnaie de réserve mondiale, c’est plutôt une monnaie fiduciaire (fiat money). En d’autres mots, le dollar américain est légal juste parce que la Banque Centrale et le gouvernement américain l’ont décidé. La valeur du dollar américain dépend seulement de la considération qu’on lui donne. Sinon, la valeur est proche de zéro.

Le 15 août 1971, le président Nixon annonçait que les États-Unis abandonnaient temporairement la conversion du dollar américain en or. Près de 50 ans plus tard, cette mesure « temporaire » est encore en vigueur.

Plusieurs critiques et analystes s’entendent pour dire que les États-Unis ont abusé de leur statut de détenteur de monnaie de réserve. Depuis un certain temps, la Chine amassait de l’or physique de partout dans le monde. La rumeur voulait que la Chine nourrissait l’ambition de remplacer les États-Unis dans leur rôle avec le renmibi, la monnaie chinoise.

Il doit y avoir une part de vérité dans cette rumeur, puisque depuis 2016, la monnaie chinoise fait partie du panier de monnaies de réserve mondiale. C’est un club sélect qui comprend seulement les États-Unis, l’Union européenne, l’Angleterre et le Japon.

Si la monnaie chinoise ne rencontre pas tous les critères pour être reconnue comme monnaie de réserve, l’or par contre, sert de frais d’entrée dans le panier de réserve mondiale.

Selon le World Gold Council, la Chine possédait moins de 400 tonnes d’or au début de 2000. Ce pays a commencé à amasser massivement de l’or en 2006. Le graphique suivant permet de comprendre l’évolution du prix de l’or à partir de 1980.

En 2006, l’or valait moins de 600 $. Rendu en 2011, l’or avait grimpé jusqu’en-dessous de 2 000 $. Je crois qu’effectivement la Chine y est pour quelque chose. Mais tel qu’indiqué au début, l’or est moins volatile en temps de crise. L’or a plutôt tendance à grimper en valeur.

Tout récemment, j’ai remarqué que le prix de l’or démontrait un peu de volatilité. Le prix semble suivre une tendance inverse aux fluctuations du marché boursier. Cependant, dans l’ensemble, le prix de l’or s’est apprécié de 21 % depuis son creux en 2015.

En conclusion, je crois que maintenant est le moment pour acheter de l’or. S’il y a effectivement une autre crise financière et que le dollar américain s’effondre, l’or peut s’avérer une excellente monnaie d’échange.

Il est possible que ça soit plutôt les cryptomonnaies, mais l’or a déjà fait ses preuves à de multiples occasions dans le passé. En observant le graphique de l’évolution du prix de l’or, on peut voir qu’investir dans cette commodité peut rapporter gros à long terme!

J’ai identifié quatre façons dont on peut acheter de l’or :

1) On peut acheter de l’or directement. Il y a des sites web qui sont spécialisés dans la vente de pièces d’or, ou même des barres. Il est même possible de leur revendre à un temps ultérieur l’or acheté.

2) On peut acheter de l’or à l’aide de contrats à terme (futures contract). Cela peut se faire au Chicago Mercantile Exchange (CME) ou au London Metal Exchange (LME). Cette option diminue les risques, mais on parle d’investissement de l’ordre de 10 000 $.

3) On peut acheter de l’or à l’aide de Fonds Négociés en Bourse (FNB, ou ETF an anglais). Il s’agit de paniers d’actions constituées de titres sur l’or. Cette option a pour avantage de payer des dividendes. Il y a également des gestionnaires de fonds sur l’or qui exigent parfois un minimum (par exemple 1 000 $).

4) Enfin, on peut acheter des titres dans le marché boursier. Il s’agit de mines d’or ou de compagnies de prospection cotées en bourse. Parfois, certains titres paient des dividendes.

Avertissement

Cet article est écrit à titre de divertissement seulement et ne constitue pas un avis financier. Il est avisé de faire votre propre recherche et de consulter un expert si vous voulez investir dans l’or. Déboursez seulement le montant que vous êtes mentalement prêt(e) à perdre.

Comment profiter d’un marché volatile

Après plusieurs séances à la baisse pendant presque tout le mois de décembre, l’indice Dow Jones est maintenant en train de flirter avec la perspective d’un marché baissier. Un rappel qu’un marché baissier (« bear market ») indique une baisse de 20 % ou plus depuis le dernier sommet. Vous remarquerez que les médias évitent d’évoquer le terme « marché baissier »! Il faut surtout éviter de provoquer la panique dans les marchés! Pendant ce temps des fêtes, je suis certain que la fin inévitable du plus long marché haussier de l’histoire est un sujet populaire.

Si le marché haussier a duré aussi longtemps, c’est parce que certaines mesures ont été prises. Mais force est de constater que le marché a été à la hausse depuis près d’une décennie grâce à certains secteurs, spécifiquement le secteur technologique et le secteur financier. Ironiquement, même si plusieurs compagnies TICs ont déclaré des profits au dernier trimestre, leurs titres ont chuté. 

Puisque les taux d’intérêt ont recommencé à augmenter, on s’attendrait à une hausse des profits dans le secteur bancaire. Ce qui est le cas. Or, les titres de plusieurs banques ont chuté de plus de 20 % depuis le début de l’année ou leur dernier sommet. La valeur de la banque TD a chuté de près de 10 % en décembre. Morgan Stanley a perdu près de 36 % depuis le début de l’année, dont 20 % en décembre seulement!

De plus, le prix du baril de pétrole est en bas de 50 $. Quelqu’un se souvient-il du prix du pétrole en 2008? On justifiait alors le sommet historique de près de 150 $ américains au fait que l’économie mondiale était en surchauffe. Pourtant, c’est plutôt l’inverse qui se produit maintenant! C’est tout simplement parce que les lois du marché ont été altérées!

Il est vrai que la guerre des tarifs et le facteur Trump apportent beaucoup d’incertitude dans les marchés, mais les conditions actuelles ne devraient pas expliquer une tendance baissière. Comme je l’ai mentionné plus haut, les lois des marchés ont été altérées! Les taux d’intérêt historiquement bas, combinés à l’assouplement quantitatif, ont gonflé artificiellement les marchés. Maintenant que les marchés devraient commencer à se manifester, le doute s’installe dans l’esprit de l’investisseur. Après tout, le marché haussier (« bull market ») est dans un record de longévité!

Je suis convaincu qu’une autre crise financière s’en vient. Toutefois, je ne crois pas qu’on est encore dans un marché baissier. Je pourrais me tromper. Mais, si j’ai raison, il faudrait s’attendre à des rebonds en janvier et encore de la volatilité. En moyenne, un marché haussier dure entre 8 et 10 ans, et un marché baissier, moins de 2 ans. Une chose est certaine : la fin d’un marché haussier (i.e, le début d’un marché baissier) est souvent accompagnée d’une période de volatilité.

Selon ce tableau que j’ai trouvé, il serait judicieux d’investir dans les secteurs indiqués à la fin d’un marché haussier ainsi que ceux pour un marché baissier. Même si une performance passée n’est pas nécessairement une bonne indication de futures performances, c’est un début.

Également, il faudrait voir dans quels secteurs les gouvernements seraient prêts à dépenser pour stimuler la croissance. Je pense, entre autres, à la 5G, à la nanotechnologie, à l’intelligence artificielle, et aux voitures électriques et autonomes.

Déclaration

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir. 

Comment profiter de la chute des cryptos à la Bourse

Lorsque la valeur de Bitcoin était sur le point d’atteindre son sommet historique de près de 20 000 $ U.S en décembre 2017, plusieurs autres cryptomonnaies, entre autres, Ethereum et Ripple, acquéraient une grande notoriété.  Leurs valeurs atteignaient également des records. À la fin de 2017, la capitalisation du marché des cryptos était de près de 573 milliards de dollars américains  (vous avez bien lu!). Une augmentation de près de 3 600 % par rapport à 2016! 

L’univers des cryptos commençait à m’intéresser, mais j’ai décidé d’investiguer quelques titres boursiers qui sont liés de près ou de loin aux cryptomonnaies. Après presqu’une année, j’ai remarqué que la valeur boursière de ces titres suivait la même tendance que celle des cryptos, particulièrement celle de Bitcoin.

Voici les titres que j’ai trouvés :

GoldMoney Inc (XAU.TO)

GoldMoney offre un service d’investissement dans les métaux précieux et les cryptomonnaies, particulièrement Bitcoin et Ethereum. Fondée en 2014, cette compagnie a connu son premier bénéfice net (2,56 millions) en 2018.

En décembre 2017, le titre valait 7 $.

360 Blockchain Inc. (CODE.CD)

Cette compagnie investist exclusivement dans la technologie basée sur le blockchain. Sur leur site web, 360 Blockchain Inc. clame que leur but est de faciliter la révolution du blockchain. Ils offrent, entre autres, des services de consultation dans le secteur public et le secteur privé.

La valeur de ce titre traînait en bas de 0,05 $ pendant presque toute l’année 2017. En décembre, l’action valait au-delà de 0,30 $.

HIVE blockchain technologies (HIVE.V)

HIVE est spécialisée dans le minage de cryptomonnaies, particulièrement Ethereum. Cette compagnie possède 4 centres de minage en Islande et en Suède. Hive travaille en collaboration avec Genesis Mining Ltd, la plus grande compagnie au monde de minage sur le cloud.


HIVE valait seulement 0,29 $ sur TSX au début du mois de juin 2017. En novembre de la même année, le titre avait grimpé jusqu’à près de 5 $.

En conclusion, il est important de se rappeler qu’investir en bourse n’est pas comme jouer au casino. Lorsqu’on investit dans une compagnie, il faut qu’elle soit rentable et présente des opportunités de croissance. Par conséquent, en considérant ces titres, il faut être certain (ou certaine) que ce genre d’investissement correspond à son profil d’investisseur.

Déclaration

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir. 

Je possède les titres suivants : HIVE et 360 Blockhain.