La deuxième Grande Dépression est-elle à nos portes?

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Il semblerait que ça a pris trois jours pour que le Dow Jones soit à nouveau entré dans un marché haussier! Si c’est effectivement le cas, on aura connu le marché baissier le plus court de l’histoire. Seulement un mois! Le nouveau plan de relève du gouvernement américain y serait pour quelque chose.

Toutefois, selon plusieurs analystes, $ 2 000 milliards ne seraient pas assez pour sauver l’économie des dégâts causés par le coronavirus. Même si les politiciens ne cessent de promettre une remontée en V, cela ne s’est jamais fait avant. Une remontée prend habituellement plus de temps qu’une chute.

Chômage et faillites à venir

Historiquement, à la fin d’un marché haussier, une récession suit tout de suite après. Ce qui est logique, puisque les compagnies doivent procéder à des mises à pied pour s’ajuster. Et c’est justement ce qui est en train d’arriver!

La semaine dernière, près d’un million de canadiens ont présenté des demandes d’allocations chômage. Du côté des américains, c’est 3,3 millions. Pour cette semaine, Goldman Sachs prédit un autre 2,25 millions. Selon le président de la réserve fédérale de St-Louis, le taux de chômage pourrait atteindre 30 % au deuxième trimestre. Durant la Grande Dépression, c’était 23 %!

Pour freiner la propagation du COVID-19, plusieurs villes à travers le monde sont en état d’urgence. L’économie mondiale a tout simplement arrêté de fonctionner. Dans un tel cas, plusieurs industries doivent procéder à des mises à pied pour survivre.

En plus de venir en aide aux compagnies, le gouvernement américain va même distribuer des chèques. C’est 1 200 $ pour chaque adulte. Cet argent ne sera probablement pas disponible avant mai. Selon une étude de la réserve fédérale, près de 40 % des américains n’ont même pas 400 $ en fonds d’urgence. Je ne crois donc pas que cet argent servira à la consommation. D’ailleurs, ce sera d’autant plus difficile, car les gens ne sortent pas, et la plupart des magasins sont fermés.

Même s’il y a un moratoire sur les paiements hypothécaires, les banques procèdent au cas par cas. De plus, le délai des paiements est déjà en train de causer des problèmes de liquidités chez les courtiers. Un marché de $ 16 000 milliards risque également de s’effondrer aux États-Unis.

Il ne faudrait pas oublier l’industrie du gaz! La guerre des prix déclenchée par l’Arabie Saoudite est en train de multiplier les faillites aux États-Unis. Plusieurs industries n’ont d’ailleurs jamais été rentables.

Conclusion

Je crois que malgré la performance récente des marchés boursiers, il serait dangereux de baisser sa garde. Juste la référence à 1933 me rappelle la Grande Dépression, laquelle était dans sa quatrième année.

En plus du récent plan d’aide du gouvernement américain, la Fed apporte $ 1 000 milliards par jour pour assurer le fonctionnement des marchés boursiers. Également, la FED va même acheter des bonds corporatifs pour empêcher ce marché de $ 10 000 milliards de s’effondrer.

Ce ne serait donc pas surprenant si la remontée en V promise sur les marchés boursiers arrive. Ce sera alors le temps de vendre pour diminuer son exposition à la Bourse. La forte baisse n’était qu’une grande secousse avant le grand tremblement de terre. Cette récente remontée représente, à mon avis, une correction dans un marché baissier qui risque de durer longtemps.

Avertissement!

Cet article reflète mes opinions uniquement.  Les données proviennent de mes recherches sur l’internet. Même si j’ai vérifié plusieurs sources, je ne peux pas garantir que toutes les informations données sont exactes.

Le marché baissier a-t-il vraiment commencé?

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La théorie moderne de la complexité stipule qu’un système complexe peut fonctionner jusqu’à ce qu’il atteigne un état critique. Prenons le corps humain, par exemple! Un simple rhume pourrait provoquer la mort! Ou encore, un simple flocon de neige peut provoquer une avalanche et détruire tout un village!

Pourquoi a-t-on si peur de la prochaine récession?

À mon avis, c’est ce qui arrive présentement avec les marchés boursiers. Le système financier est malade depuis 2008. Pour éviter la faillite du système, les gouvernements l’ont rendu plus complexe et fragile. Peter Schiff a depuis longtemps affirmé que le marché boursier était une bulle à la recherche d’une épingle. Il déclare maintentant que le coronavirus représente cette épingle. Je crois qu’il a tout à fait raison!

Officiellement dans un marché baissier?

Le 12 mars dernier, le SP500 est entré officiellement dans un maché baissier, avec une chute de 26,7 % depuis son sommet record atteint le 19 février. La baisse du taux d’intérêt de 0,50 % et l’injection potentielle de $ 5 trillions par la FED ne semblaient pas assez. Cependant, le SP500 a vite remonté de plus de 9 % le vendredi, clôturant la semaine avec une baisse de 17 %.

Comment profiter d’un marché volatile

Peut-on encore affirmer qu’on est entré dans un marché baissier? Le problème, c’est que le SP500 était entré brièvement dans un marché baissier en décembre 2018. On se rappelle la volatilité à l’époque? Le marché avait repris le poils de la bête par la suite.

Parlons de l’épingle!

Certes, le coronavirus doit être pris très au sérieux. Toutefois, je crains que les gouvernements essaient d’abattre une mouche à l’aide de missiles de croisière! Si la bourse a vite remonté vendredi, c’était à cause de la décision du président américain de déclarer l’état d’urgence nationale et de débloquer $ 50 milliards.

Ce fonds est supposé accélérer la recherche de traitements contre le virus, ainsi qu’aider les différentes industries qui sont affectées. Le président américain a également indiqué qu’une partie du fonds d’urgence servirait à aider l’industrie du gaz de schiste, laquelle risque de disparaître à cause de la guerre des prix du pétrole lancée par l’Arabie Saoudite.

Puisque la panique du coronavirus a également affecté le marché des bonds corporatifs, plusieurs compagnies, dont Boeing et Hilton, se sont mis à maximiser leurs lignes de crédit. Il est fort possible que ces compagnies veulent éviter d’être à court de liquidités comme en 2008. Il ne faudrait donc pas s’étonner de l’annonce de la Fed de réduire les taux d’intérêt à 0 % et une nouvelle ronde (officielle) de QE!

Je crois qu’on essaie encore de continuer à gonfler une bulle qui a probablement commencé à perdre de l’air! En 2019, la dette corporative avait atteint $ 16 trillions US. Cette dette avait servi à différents programmes de rachats d’actions qui ont grandement contribué aux records historiques qu’on a connus.

Cependant, depuis le troisième trimestre de 2018, la dette corporative fut rendue plus élevée que les profits. C’est pourquoi les compagnies avaient diminué leur programme de rachats pour 2020. Vont-elles recommencer avec plus d’argent en main? Le marché boursier risquera-t-il de flamber à nouveau?

Je me rappelle qu’après les attaques du 11 septembre 2001, le président Bush fils avait maladroitement demandé à la population de consommer pour stimuler l’économie. Cette fois-ci, avec les fermetures des frontières et l’appel de plus en plus fréquent à faire du #socialdistancing pour freiner le coronavirus, je ne vois pas un pic de consommation de sitôt!

Pour conclure, j’achèterais des options Call et Put avec un horizon de huit à douze mois pour me protéger, peu importe l’orientation du marché.

Avertissement!

Cet article reflète mes opinions uniquement.  Les données proviennent de mes recherches sur l’internet. Même si j’ai vérifié plusieurs sources, je ne peux pas garantir que toutes les informations données sont exactes.

Leçons à tirer du coronavirus

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Le marché boursier américain est rapidement entré en territoire de correction la semaine dernière. Même la Grande Dépression n’a pas connu une chute aussi brutale! Si cette piètre performance continue, la bourse américaine sera officiellement en territoire baissier. Partout ailleurs également, les investisseurs paniquent à cause du coronavirus.

Le coronavirus est-il un cygne noir?

Un événement de cygne noir est un événement inconnu avec des conséquences inconnues. Le 11 septembre 2001, par exemple, fut un événement de cygne noir.

Si la Bourse américaine a connu le plus long marché haussier de l’histoire, c’est grâce à la complicité du gouvernement américain et de la Fed. Paraissant imbattable, il semblerait que seul un événement du type cygne noir pourrait affecter les indices boursiers mondiaux, plus particulièrement les marchés américains.

La dernière fois que le SP500 avait subi une chute de plus de 10 % était en 2018. C’était à cause, entre autres, du début de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Durant la même année, la Fed avait augmenté les taux d’intérêt à quatre reprises. La fin de 2018 était une période de volatilité dans les marchés, car les investisseurs pensaient alors qu’un marché baissier arrivait.

Je crois que c’est la même chose qui arrive présentement dans les marchés mondiaux. Les ventes massives d’actions sont alimentées par la peur, et non par des données solides, comme des pertes massives d’emplois ou une crise financière. Cependant, les effets du coronavirus se feront vraiment sentir dans trois ou quatre mois.

En conclusion

Puisque le coronavirus a apporté avec lui beaucoup de volatilité dans les marchés, je le caractériserais comme un événement de type cygne noir. Selon que l’épidémie progresse en pandémie ou s’efface au printemps, le coronavirus a le potentiel de provoquer un krach boursier mondial ou de représenter juste une autre période de correction. Mais une chose est certaine, tôt au tard le Grand Krach arrivera, et la chute de l’économie mondiale avec!

À mon humble avis, la meilleure façon de se protéger est d’abaisser son niveau de dette et d’investir dans l’or et les cryptomonnaies.

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.