Pourquoi j’ai décidé de vendre mes actions d’Uber

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L’entrée en bourse d’Uber (UBER) n’a pas eu le succès tant attendu. Au début, je pensais que c’était juste un mauvais timing en lien avec la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Cependant, même les souscripteurs avaient des doutes! Ils avaient baissé le prix de l’IPO à 45 $ au lieu de 65 $, tel qu’initialement prévu.

Pour une raison quelconque, je me suis dit que l’action d’Uber se mettrait peut-être à grimper, comme ce fut le cas avec Beyond Meat (BYND). Uber Eats et Uber Freight, ainsi que les projets d’automatisation, sont très prometteurs en termes de profits pour la compagnie. Pourquoi la valeur du titre n’exploserait-elle pas?

À court terme, Uber n’est pas profitable

Certes, Uber n’a jamais été une compagnie profitable. Son flux de cash est plutôt très négatif. Pour les trois années précédent son entrée en bourse, Uber avait déclaré des pertes totalisant plus de $ 10 G US. Au premier trimestre depuis son IPO, Uber a déclaré des pertes d’un milliard. Au deuxième trimestre, les pertes ont grimpé à plus de $ 5 G US.

Ce qui m’a poussé à vendre mes actions d’Uber, ce n’est pas que la compagnie brûle du cash et ne prévoit pas de rentabilité avant 2024. C’est que la période de blocage d’Uber prend fin le 6 novembre prochain. Selon certains analystes, Uber devrait déclarer des pertes d’environ $ 1 G US le 4 novembre prochain pour ses résultats financiers du troisième trimestre.

Beaucoup de dilution à venir sur le titre

Uber a présentement 1,68 milliards d’actions en circulation. Dès le 6 novembre, près de 763 millions d’actions seront disponible. Au total, Uber aura environ 2,44 milliards d’actions en circulation. À moins qu’un montant extraordinaire d’argent envahisse les marchés la semaine prochaine, je crois que la valeur du titre subira une grande pression à la baisse!

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.

SoftBank et la bulle des licornes

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En écrivant cet article, l’expression qui me vient à l’esprit est “sky is the limit” lorsqu’on a les moyens! Une compagnie peut ambitionner de transformer l’industrie de la viande à l’aide de plantes, éliminer le traffic, ou faire livrer de la pizza par des robots… Tant qu’on a les moyens, on peut se permettre de rêver et rallier des investisseurs avec soi!

Amazon (AMZN) et Tesla (TSLA) sont deux compagnies qui me viennent à l’esprit lorsque je pense à SoftBank (SFTBY). Lorsque la compagnie de Jeff Bezos fit son entrée en bourse en mai 1997, Amazon était évaluée à 438 M. Ce qui équivaut à 700 M maintenant, lorsqu’ajusté à l’inflation. Lorsque Tesla fit son entrée en bourse en 2010, la compagnie valait plus d’un milliard.

Le terme “licorne” fut utilisé pour la première fois en 2013 par l’investisseur en capital de risque Aileen Lee, pour décrire les startups qui valent 1 milliard US ou plus avant leur entrée en bourse. Probalement en 1997 et 2010, Amazon et Tesla auraient été considérées comme des licornes.

Les origines de SoftBank

Softbank est une firme japonaise qui a commencé comme une compagnie spécialisée en télécommunications, puis est devenue une banque d’investissement dans des startups technologiques. Softbank est derrière le succès de Yahoo et d’Alibaba (BABA). Depuis, Softbank a amassé plus de 100 G US en capital de plusieurs investisseurs et s’est mise à investir dans plusieurs startups, moyennant des parts allant jusqu’à 40 %.

La compagnie de Masayoshi Son a financé Uber (UBER), WeWork, Slack (WORK), Wag, DoorDash, Lemonade, etc. Pas loin d’une centaine de compagnies sont financées par SoftBank.

SoftBank investit dans différents secteurs et permet à plusieurs PME de se développer. Ces PME ne sont pas habituellement profitables, mais promettent de transformer l’économie de l’avenir. Le problème, c’est que SoftBank offre tellement d’argent que les évaluations des compagnies sont gonflées! On ne cesse de citer Amazon et Tesla en exemple, car ce sont également des compagnies qui n’étaient pas profitables au début, mais dont les titres se sont fortement appréciés depuis leur IPO.

Une licorne est un animal mythique caractérisé par sa rareté. Présentement, à cause de SoftBank, les licornes, ce n’est pas ce qui manque! Peut-être que certaines des compagnies financées par SoftBank connaîtront le même succès d’Alibaba. Toutefois, l’entrée en bourse avortée de WeWork fait questionner la pertinence même de certaines compagnies.

Entretemps, à ce stade-ci du cycle boursier, j’attendrais une correction boursière avant de toucher à une compagnie financée par SoftBank.

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Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.

WeWork : entrée en bourse à surveiller cette semaine

WeWork est une entreprise de location de bureaux basée à New York. Fondée en 2010, la compagnie loue des bureaux temporaires dans plusieurs villes dans le monde. Parmi les locataires de WeWork, on retrouve des grandes compagnies telles que Salesforce.com Inc., Microsoft Corp. et SoftBank Group Corp. WeWork loue également ses locaux à des startups.

Selon SoftBank, l’entreprise de location de bureaux temporaires est évaluée à $ 47 G américains. Faisant de WeWork la deuxième importante entrée en bourse cette année, après Uber.

WeWork est-elle profitable?

Tout comme la plupart des licornes qui font leur entrée en bourse, WeWork affiche une croissance rapide. Mais la compagnie n’est pas encore profitable. Selon les données divulguées par WeWork, les revenus en 2017 étaient de $ 886 M US, avec une perte nette de $ 933 M US. En 2018, les revenus de la compagnie étaient de $ 1,82 G US, avec une perte nette de $ 1,9 G US.

Les revenus de WeWork ont doublé en un an, mais les pertes nettes également. De plus, Le CEO de la compagnie, Adam Neumann, a encaissé $ 700 M US avant l’entrée en bourse de la compagnie. D’habitude, ce genre de transaction se fait après un IPO, pas avant. Ce qui laisse croire que l’entrée en bourse risque d’être un fiasco comme celle d’Uber.

Cependant, investir dans un IPO semble être comme un lancement de dés ces temps-ci! Beyond Meat n’est pas plus rentable, mais son titre avait grimpé de 840 % depuis son IPO à un certain moment.

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Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.

Est-ce le temps d’acheter Uber?

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Uber (UBER) a finalement fait son entrée à la bourse de New York ce vendredi. Déjà, le titre flirte avec le territoire de correction en terminant sa première séance avec une baisse de près de 8 %. Mais qu’est-ce qui s’est passé?

Lyft et la guerre des tarifs

Le principal compétiteur de Uber, Lyft (LYFT), a fait son entrée en grande pompe à la fin du mois de mars avec un IPO de près de 80 $. Depuis, le titre a perdu près de 30 % de sa valeur. La débâcle du titre de Lyft a amené Uber à présenter un IPO plus prudent à 45 $. La première transaction sur Uber s’est faite à 42 $, en-dessous du IPO.

Visiblement, les investisseurs ont décidé d’être plus conservateurs avec Uber. Cependant, l’entrée en bourse de la compagnie d’auto-partage aurait pu se faire à un meilleur temps! À 12h01 a.m., l’admistration Trump a décidé d’augmenter à 25 % les tarifs sur 200 milliards d’importations chinoises.

Depuis le début de la semaine, les fameux gazouillis du président américain avaient ramené de la volatilité dans les marchés boursiers. La plus grande entrée en bourse américaine depuis Alibaba (BABA) n’aura pas eu l’accueil chaleureux tant attendu!

Est-ce la même histoire que celle de Tesla?

Peut-on comparer l’entrée en bourse d’Uber avec celle de Tesla (TSLA)? C’est pourtant ce qu’un analyste a fait. Comparé à la période de la bulle de l’Internet, il y a moins de compagnies technologiques qui font d’entrée en bourse. Malgré le fait que plusieurs de ces compagnies ne sont pas encore rentables, les perspectives de croissance à long terme leur permettent de présenter des IPO avec des valorisations de plusieurs milliards de dollars US.

Tesla n’a jusqu’à maintenant déclaré aucun profit. Pourtant, le titre de Tesla a grimpé de plus de 1 175 % depuis l’entrée en bourse de la compagnie en juillet 2010. Selon les documents fournis par Uber pour son IPO, la compagnie a eu des pertes de $ 3,04 G US l’année dernière, pour un total de plus de $ 10 G sur 3 ans.

Uber présente-t-elle une bonne opportunité d’achat?

Uber a terminé sa première séance en bourse avec une capitalisation d’environ 70 milliards. Loin des 120 G estimés par quelques banques il y a moins d’un an de cela. Un IPO de 120 G aurait placé le cours de l’action à 65 $. Selon l’analyste Mogharabi de Morningstar, Uber ne sera pas rentable avant 2024. En distribuant les actions, la compagnie privilégiait les investisseurs institutionnels, en faisant le pari qu’il n’y aura pas trop de volatilité sur le titre sur le long terme.

On peut toujours s’attendre que la valeur du titre d’Uber grimpe la semaine prochaine. Ce ne serait pas surprenant que certains investisseurs vendent leurs actions de Lyft pour acheter des actions d’Uber à un prix plus bas. Mais, avant que 2024 arrive, il faudra s’attendre à beaucoup de volatilité sur le titre, malgré le pari de la compagnie.

De plus, puisque nous sommes dans le plus long marché haussier de l’histoire, qui sait quel impact une volatilité comme celle qu’on a connue en décembre 2018 aura sur le titre d’Uber.

Comme l’a mentionné le CEO d’Uber, Dara Khosrowshahi, il se pourrait qu’Uber soit une belle histoire comme Amazon. Toutefois, il se pourrait également qu’Uber connaisse le même sort que plusieurs compagnies technos lors de l’éclatement de la bulle Internet. En attendant, pour profiter du titre d’Uber, âme sensible s’abstenir!

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Cinq entrées en bourse à surveiller en 2019

Photo par Rick Tap sur Unsplash

Depuis six ans, la chaîne CNBC publie une liste annuelle de 50 « perturbateurs« , des compagnies dont les innovations sont en train de changer le monde. La majorité du temps, les compagnies listées sont appelées des « unicornes », car elles sont déjà évaluées à plus d’un milliard de dollars US.

Parmi celles qui figuraient sur la liste de 2018, les cinq compagnies suivantes ont annoncé leur entrée en bourse pour 2019 :

  • Uber
  • Lyft
  • AirBnB
  • Pinterest
  • Palantir technologies

Uber

Uber est une entreprise qui permet de faire du covoiturage grâce à son application pour téléphones intelligents. Créée depuis seulement 10 ans en 2009, Uber a apporté une compétition féroce à l’industrie du taxi dans plusieurs villes dans le monde. Uber est évaluée à environ 120 milliards de dollars US. On s’attend à un prix d’entrée (IPO) entre 48 $ et 58 $ à la bourse de New York. L’entrée en bourse est prévue pour le mois d’avril.

Lyft (LYFT)

Créé seulement depuis 2012, Lyft n’a pas tardé à devenir l’un des principaux compétiteurs de Uber dans l’industrie du covoiturage. En 2018, Lyft a déclaré des revenus de 2,2 milliards de dollars US. Une augmentation de 103 % par rapport à 2017. Lyft est entré sur le Nasdaq le 29 mars dernier. Son IPO était prévu à 72 $, avec une évaluation de 20 milliards US, mais les transactions sur le titre commençaient à 87,24 $. Toutefois, le titre a perdu près de 5 % de sa valeur et se transige à l’heure actuelle à un peu moins de 60 $.

Airbnb

Airbnb est une plateforme communautaire qui facilite la location de logements partout dans le monde à des prix abordables. Cette entreprise fut créée en 2008 et est présente dans 134 000 villes et 192 pays. Avec une évaluation estimée à 31 milliards US, on s’attend à ce que Airbnb fasse son entrée en bourse d’ici la fin de 2019.

Pinterest

Pinterest est une plateforme de réseautage social et de partage de photographies. Fondée en 2010, l’entreprise a déclaré en 2018 des revenus d’environ 756 millions de dollars US. Une augmentation de 60 % par rapport à 2017. Pinterest devrait faire son entrée en bourse avec un IPO entre 15 $ et 17 $, avec une évaluation de 11,3 milliards US.

Palantir

Palantir Technologies est une entreprise spécialisée dans l’analyse des mégadonnées. L’entreprise fut créée en 2003 avec le soutien de la CIA. Le co-fondateur de Paypal, Peter Thiel, est un co-fondateur de Palantir. Tout récemment, Palantir a signé un contrat de presque 800 millions US avec le pentagone. Palantir devrait faire son entrée en bourse d’ici la fin de 2019 avec une évaluation de 41 milliards US.

Au total, ces 5 compagnies valent plus de 200 milliards de dollars US. Les plus favorites du marché sont Uber et Airbnb.

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