Est-ce le temps d’acheter Aurora Cannabis?

Feuilles de cannabis sur des tiges
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Alors que le TSX navigue en territoire record, la valeur du titre d’Aurora Cannabis a chuté de plus de 25 % en septembre. Certes, les secteurs financiers et énergétiques sont à créditer pour la récente hausse de la Bourse de Toronto. Mais si d’autres titres ont su profiter de cette vague haussière, ce n’est pas le cas pour Aurora. Au lieu, la compagnie basée à Edmonton a reçu une recommandation de vente par Stifel avec un prix cible de 5 $.

Des résultats décevants

Aurora a vu ses revenus croître de près de 420 % par rapport au dernier trimestre de l’année passée. Toutefois, Aurora a déclaré une perte nette de 297,92 millions. Au même trimestre de l’année passée, Aurora avait déclaré un revenu net de 69,23 millions. De plus, Aurora a seulement 219 millions en liquidités. Ce qui risque d’être insuffisant pour payer les dettes à court terme de la compagnie.

Trop de dilution

En 2017, Aurora avait 313 millions d’actions émises et en circulation. Aurora a utilisé sa capitalisation boursière pour faire au moins 15 acquisisions, dont CanniMed et MedReleaf pour des valeurs respectives de 1,1 milliards et 3,2 milliards. Certes, les acquisitions d’Aurora sont stratégiques et assurent une croissance soutenue de la compagnie à long terme. Cependant, les actions d’Aurora sont maintenant diluées à plus d’un milliard. Ce qui porte un coup dur à la valeur de l’action de la compagnie.

De plus, Aurora s’est servie par le passé de l’appréciation de la valeur de son titre pour rembourser des bonds à maturité en émettant encore plus de titres. Maintenant que la valeur du titre a chuté, Aurora risque de graves problèmes de liquidités lorsque viendra le temps de payer 230 millions en mars prochain.

Conclusion

Récemment, Aurora a vendu ses parts dans The Green Organic Dutchman (TGOD) pour 86,5 millions. D’ici 2020, Aurora risque de se départir d’autres actifs pour amasser plus de liquidités. Par ailleurs, Aurora a jusqu’ici résisté à vendre des parts de la compagnie pour signer des contrats juteux comme ce fut le cas pour Canopy Growth (WEED) avec Constellation Brands (STZ), ou encore, Cronos (CRON) et Altria (MO).

En 2018, on avait appris qu’Aurora était en négociation avec Coca-Cola (KO), mais il semblerait que la compagnie de boisson gazeuse se soit désistée. Si Aurora arrive à établir un partenariat avec une grosse pointure, il est clair que ses problèmes de liquidités disparaîtront et que la valeur du titre prendra son envol!

Déclaration

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.

Pourquoi a-t-on si peur de la prochaine récession?

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Tout comme les expansions économiques, les récessions sont cycliques et inévitables. Un pays entre en récession lorsque le PIB subit une croissance négative pendant deux trimestres consécutifs. À part le fait que les récessions reviennent en moyenne tous les sept ans, il est difficile de les prédire. Surtout que le ralentissement du PIB est toujours constaté après le fait.

Cependant, grâce à un rapport publié en 2008 par deux employés de la banque fédérale de San Francisco (Glenn D. Rudebusch et John C. Williams), il est possible de prédire une récession lorsqu’il y a une inversion des taux d’intérêt. Ce fut le cas pour les sept dernières récessions.

C’est quoi une inversion des taux?

Lorsque le taux d’intérêt sur les bonds à long terme (par ex, 10 ans) est moins élevé que le taux sur les bonds à court terme (par ex, 3 mois), on dit alors qu’il y a une inversion des taux. Selon Crédit Suisse, une récession arrive environ 22 mois après l’inversion des taux pour les bonds de deux ans et de dix ans. Pour la première fois depuis 2007, cette inversion s’est produite la semaine dernière.

Ça fait déjà neuf mois depuis que les taux ont commencé à être inversés. La Fed américaine avait depuis pris une pause dans ses hausses de taux d’intérêt, et l’inversion s’était plus ou moins dissipée.

Qu’est-ce qui provoque une récession?

Même si la date précise d’une récession est difficile à prédire, mais comme je l’ai mentionné plus haut, les récessions font partie du cycle économique. D’habitude, une récession arrive après qu’une banque centrale ait haussé les taux d’intérêt pour éviter une surchauffe de l’économie. Ceci n’est pas le cas ici, puisque la Fed a baissé les taux en juillet. De plus, il y a des spéculations sur d’autres coupes en septembre prochain.

Une récession peut également être provoquée lorsque les prix des matières premières sont très élevés. Ce qui n’est pas non plus le cas présentement. Tout récemment, le pétrole est entré dans un marché baissier. Le prix de l’or a grimpé récemment, mais il s’est stabilisé autour de 1 500 $.

Il reste donc deux possibilités pour les causes d’une récession. Soit un marché boursier en surchauffe (i.e. l’éclatement d’une bulle), soit un événement perturbateur (pensez 11 septembre). Présentement, l’indice S&P 500 a un ratio cours/bénéfice de 21. En 2009, ce ratio était de 120!

Le marché boursier n’est peut-être pas en territoire spéculatif, mais ce long cycle boursier est alimenté par la dette. En coupant les taux d’intérêt, la Fed risque possiblement de provoquer une explosion du S&P 500. Cependant, plusieurs investisseurs anxieux risquent de vendre massivement leurs actions en appréhendant une récession imminente. Un événement perturbateur qui vient à l’esprit est la guerre commerciale que les États-Unis ont déclaré à la Chine.

Il est vrai que Trump a tiré le premier, mais le président américain ne peut à lui seul contrôler la sortie de la guerre commerciale avec la Chine. Surtout pas à l’aide d’un tweet! On n’a qu’à penser à la réaction de Wall Street lorsque le yuan s’était déprécié au-dessus de 7 yuans pour 1 $ US. De plus, il paraîtrait que la Chine préférerait traiter avec un différent président américain. Dans ce cas, la prochaine récession mondiale serait à la merci du gouvernement chinois, d’ici novembre 2020.

Pourquoi a-t-on si peur de la prochaine récession?

Les récessions sont toujours craintes, car elles apportent avec elles des faillites, des pertes d’emploi et de l’incertitude sur l’avenir. Notez bien que j’ai bien dit récession mondiale dans le dernier paragraphe. Depuis la Grande Récession, plusieurs économies mondiales sont devenues plus dépendantes entre elles. Présentement, l’Allemagne et l’Argentine sont en récession. Lorsque les États-Unis sont officiellement en récession, il y aura des répercussions partout dans le monde.

Puisque les taux d’intérêt sont déjà très bas, les banques centrales n’auront pas assez de munitions pour sortir d’une récession. D’ailleurs, certains pays affichent même des taux d’intérêt négatifs. Globalement, plus de $ 16 mille milliards de dettes en bonds d’épargne offrent un rendement négatif. La prochaine récession risque d’apporter avec elle une autre crise financière, plus sévère, cette fois!

Comment se préparer?

Si l’on tient compte de la prédiction de Crédit Suisse, la récession n’est pas imminente. Je crois que le Dow Jones n’a pas encore atteint son nouveau record. L’admistration Trump va probablement tout faire pour éviter une récession avant les élections présidentielles. La meilleure façon de savoir quand vendre est lorsque les médias auront cessé de parler d’inversion des taux. Quand l’euphorie battra son plein!

Entretemps, l’or présente une belle opportunité d’achat. Les périodes de récessions sont souvent de belles opportunités d’achat de compagnies présentant des ratios cours/bénéfices décents. Il faut prévoir des liquidités pour en profiter. Lorsqu’on aura cessé de parler de récession dans les médias, et que le Dow Jones aura atteint son nouveau record, ce sera alors le temps d’acheter le titre suivant : UVXY. La performance de ce fonds est inversement proportionnelle à celle de l’indice S&P 500!

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Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.

WeWork : entrée en bourse à surveiller cette semaine

WeWork est une entreprise de location de bureaux basée à New York. Fondée en 2010, la compagnie loue des bureaux temporaires dans plusieurs villes dans le monde. Parmi les locataires de WeWork, on retrouve des grandes compagnies telles que Salesforce.com Inc., Microsoft Corp. et SoftBank Group Corp. WeWork loue également ses locaux à des startups.

Selon SoftBank, l’entreprise de location de bureaux temporaires est évaluée à $ 47 G américains. Faisant de WeWork la deuxième importante entrée en bourse cette année, après Uber.

WeWork est-elle profitable?

Tout comme la plupart des licornes qui font leur entrée en bourse, WeWork affiche une croissance rapide. Mais la compagnie n’est pas encore profitable. Selon les données divulguées par WeWork, les revenus en 2017 étaient de $ 886 M US, avec une perte nette de $ 933 M US. En 2018, les revenus de la compagnie étaient de $ 1,82 G US, avec une perte nette de $ 1,9 G US.

Les revenus de WeWork ont doublé en un an, mais les pertes nettes également. De plus, Le CEO de la compagnie, Adam Neumann, a encaissé $ 700 M US avant l’entrée en bourse de la compagnie. D’habitude, ce genre de transaction se fait après un IPO, pas avant. Ce qui laisse croire que l’entrée en bourse risque d’être un fiasco comme celle d’Uber.

Cependant, investir dans un IPO semble être comme un lancement de dés ces temps-ci! Beyond Meat n’est pas plus rentable, mais son titre avait grimpé de 840 % depuis son IPO à un certain moment.

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Devenez riche avec ces trois titres sur l’or!

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Cette semaine, l’or a grimpé au-dessus de 1 500 $. La dernière fois que l’or valait ce prix, c’était en 2013. La récente baisse des taux d’intérêt par la Fed, ainsi que l’escalation de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis, ont fortement contribué à la montée en vigueur du prix du métal jaune.

Une façon de profiter de la hausse du prix de l’or est de faire l’achat des FNB sur l’or ou des minières cotées en bourse. Je vous suggère de commencer vos recherches sur les trois titres suivants : Sabina Gold (SBB.TO), Victoria Gold (VIT.V) et Barrick Gold (GOLD).

Sabina Gold

Sabina est une minière avec une petite capitalisation basée à Vancouver. La compagnie a ouvert cette année une mine d’or au Nunavut (Back River Gold Project) avec une capacité de 3 000 tonnes d’or par jour. De plus, Sabina n’a pas de dettes.

Victoria Gold

Victoria est une autre minière canadienne avec une petite capitalisation. La compagnie prévoit en septembre l’ouverture de sa mine d’or au Yukon (Eagle Gold Project). Une production de 3 millions de tonnes est prévue d’ici la fin de cette année.

Barrick Gold

Barrick Gold est une autre minière canadienne, mais avec une plus grande capitalisation boursière (plus de $ 30 G). La compagnie produit du cuivre, de l’argent et de l’or à partir de plusieurs mines situées en Australie et en République dominicaine, ainsi que sur les continents africain et américain. Récemment, Barrick Gold a fusionné avec Rangold au coût de $ 18 G, consolidant la compagnie comme la plus grande minière d’or dans le monde.

Conclusion

Barrick Gold offre un dividende avec un rendement annuel de 0,89 %. Cependant, la compagnie a un bénéfice par action négatif et une dette de près de $ 6 G. Alors que Sabina Gold et Victoria Gold ont peu ou pas de dettes. Toutefois, les coûts de production sont d’habitude plus élevés pour des petites minières telles que Sabina et Victoria. De plus, il y a toujours le risque que Sabina et Victoria se fassent acquérir par les grandes minières.

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Trois titres en bas de 5 $ qui paient des dividendes

Le marché boursier est officiellement dans le plus long cycle haussier de l’histoire. Puisque l’indice SP 500 ne cesse d’atteindre des records ces temps-ci, il est possible qu’une forte correction du marché ne soit pas loin.

On peut toujours attendre la correction des marchés pour acheter des actions à un prix plus bas. Cependant, une autre stratégie gagnante est de bâtir un portfolio de titres qui paient des dividendes. Selon ses objectifs, les titres pourraient être achetés dans un compte courtage REER ou CÉLI.

Si vous avez un budget limité, ou encore, si vous voulez maximiser vos dividendes, il vaut la peine de consulter les titres suivants : BTB Real Estate Investment Trust (BTB-UN.TO), Lucara Diamond Corp. (LUC.TO) et Whitecap Resources Inc. (WCP.TO).

BTB REIT

BTB est une fiducie dont le portfolio est constitué de 67 propriétés à revenus de type commercial, à bureau et industriel. La valeur des propriétés, localisées dans l’Est du Canada, est de $ 900 M. Parmi les locataires de BTB, on retrouve Provigo et Shoppers. BTB offre un dividende mensuel de 0,035 $/action. Un rendement annuel de 8,8 %. Puisque le dividende représente seulement 45 % des liquidités, on peut assumer qu’il est viable tant que les bénéfices ne chutent pas rapidement.

Lucara Diamond Corp.

LUC est une mine de diamant qui opère au Botswana. La compagnie offre un dividende de $ 0,10 distribué trimestriellement. Le rendement du dividende est de 6,58 %. Cependant, les paiements constituent 171,54 % des liquidités. Puisque la compagnie n’a pas de dettes, ça peut expliquer sa capacité à continuer à distribuer des dividendes à ses investisseurs.

Whitecap Resources Inc.

Whitecap est un producteur de pétrole et gaz qui opère en Alberta, en Colombie Britannique et en Saskatchewan. La compagnie paie un dividende de $ 0,0285 distribué mensuellement. Un rendement de 8,38 %.

WCP fait partie des compagnies les plus affectées par l’effondrement du prix de pétrole. La valeur du titre a chuté de près de 80 % depuis son sommet en 2014. Même si la compagnie a récemment augmenté les paiements, le dividende représente actuellement 1 323,41 % des liquidités. Ce qui est énorme! WCP prévoit pour 2019 des liquidités de $ 700 M, basé sur le prix du pétrole à $ 59 US le baril.

Les paiements ont dimininué depuis 2014, mais Whitecap a toujours versé des dividendes. De plus, la récente remontée du prix du pétrole laisse à espérer qu’un nouveau cycle haussier s’annonce. Dans ce cas, $ 59 le baril est peut-être conservateur.

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Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.

3 titres en énergie à acheter maintenant

Le pétrole nord-américain (WTI) et le pétrole canadien (WCS) sont officiellement entrés en territoire baissier au début du mois de juin. Moins d’un mois plus tard, le WTI a récupéré avec une hausse de 18 %. Dans le cas du WCS, c’est même une hausse de près de 27 % depuis le creux en juin.

Plusieurs raisons pourraient expliquer la remontée du prix du pétrole. La saison des ouragans. Des troubles géopoliques (Iran, Vénézuela). La décision de l’OPEC et de la Russie de réduire la production jusqu’en 2020, etc. Cependant, tel que j’ai mentionné dans un précédent article, IMO 2020 s’en vient! À mesure qu’on s’approche de la fin de l’année, le WTI va probablement se rapprocher de 100 $ US le baril, voire plus!

Trois titres à considérer

Athabasca Oil Corporation (ATH.TO)

Lorsque le WTI affichait au-dessus de 100 $ US le baril en mars 2011, le titre d’ATH atteignait un sommet de presque 20 $ dans le TSX. La chute du prix du pétrole a été dévastatrice pour plusieurs compagnies pétrolières au Canada. Plusieurs compagnies ont même déclaré faillite. Car la plupart ne sont pas rentables quand le prix du pétrole est en-dessous de 60 $ US le baril.

Pour retourner à la rentabilité, Athabasca a procédé à une restructuration. La compagnie a vendu sa pipeline à Enbridge pour $ 265 M en 2018. Cette nouvelle liquidité devrait aider ATH à réduire sa dette et effectuer un rachat d’actions.

Présentement, le titre d’ATH se vend pour une aubaine à moins d’un dollar.

United States Oil Fund LP (USO)

USO est un FNB qui suit directement le cours du WTI. En observant les deux graphiques ci-dessous, on peut facilement constater que les creux et sommets se correspondent.

À titre d’information, le titre d’USO avait grimpé jusqu’à près de 120 $ US en juin 2008. Durant cette même période le prix du baril valait 140 $ US.

Suncor Energy (SU)

Après son sommet de près de 70 $ en 2008, la valeur de Suncor a chuté de près de 40 %. Depuis, la valeur du titre subit une résistance autour de 30 $. Suncor offre un dividende de 4,1 %. Toufois, ce qui rend le titre de Suncor intéressant, c’est l’investissement récent de Berkshire Hathaway pour 488 M $ canadiens!

Avertissement

Cet article est écrit à titre de divertissement seulement et ne constitue pas un avis financier. Il est avisé de faire votre propre recherche et de consulter un expert si vous voulez investir dans le pétrole. Déboursez seulement le montant que vous êtes mentalement prêt(e) à perdre.

L’or montera-t-il à 5 000 $?

Après avoir flirté avec avec les 1 350 $ l’once au début du mois de juin, l’or a finalement atteint le seuil psychologique de 1 400 $. La dernière fois que l’or valait 1 400 $ l’once, c’était en 2013. La décision de la Fed aux États-Unis de garder le taux d’intérêt inchangé, et d’envisager une baisse éventuelle d’ici 2020, a eu pour effet d’enflammer tous les marchés.

J’avais mentionné dans un précédent article le lien entre le prix de l’or et la volatilité dans les marchés boursiers. Manifestement, les investisseurs sont nerveux. Cette nouvelle tendance haussière du prix de l’or démontre effectivement que le métal jaune est la commodité de refuge par excellence, en temps de crise ou d’incertitude dans les marchés.

Les banques centrales continuent à amasser de l’or

En 2018, les banques centrales ont commencé à acheter de l’or en des quantités record. Encore cette année, la tendance continue. Selon le World Gold Council, les banques centrales ont acheté pour145,5 tonnes d’or au premier trimestre de 2019.  Une augmentation de 68 % par rapport au premier trimestre de l’année passée.

La dernière fois qu’il y avait une telle demande pour l’or, c’était il y a presqu’un demi-siècle. L’une des raisons pour cette forte demande est que plusieurs pays veulent échapper aux sanctions américaines et devenir indépendants face au dollar américain.

Une autre raison est, comme je l’ai mentionné plus haut, parce que les investisseurs sont nerveux. On est dans la 11ème année du plus long marché haussier de l’histoire. Même s’il y a de bonnes nouvelles économiques, tel qu’un taux de chômage historiquement très bas aux États-Unis, l’incertitude plane. Surtout à cause de la guerre commerciale avec la Chine.

Des échos de la Grande Récession

Suite à la crise financière de 2008, l’or atteignait un sommet historique de près de 2 000 $. Après trois ans, en 2011, la valeur de l’or avait presque doublé. Cette nouvelle tendance haussière consolide l’appel de plusieurs alarmistes d’une éventuelle autre crise financière à emmagasiner de l’or. C’est déjà ce que plusieurs banques centrales sont en train de faire!

Par contre, cette fois, ce n’est pas nécessairement la perspective d’une crise financière qui est en train de faire grimper le prix de l’or. Dans les conditions actuelles de l’économie, un taux d’intérêt proche de 0 ou négatif (comme c’est le cas au Japon et dans certains pays européens) rend le cash et les bonds d’épargne moins sexy. L’investisseur qui cherche un meilleur rendement est obligé d’investir dans des actifs plus risqués comme l’or, les marchés boursiers, ou encore, les cryptomonnaies.

La prédiction de Thomas Kaplan

Thomas Kaplan est un milliardaire qui a vendu ses actifs en gaz en 2007 pour investir principalement dans l’or et l’argent. Dans une récente entrevue à l’émission de David Rubenstein, Kaplan croit « qu’à cause des faits actuels », la valeur de l’or pourrait monter jusqu’à 3 000 ou 5 000 $ l’once.

Comment acheter de l’or

1) On peut acheter de l’or directement. Il y a des sites web qui sont spécialisés dans la vente de pièces d’or, ou même des barres. Il est même possible de leur revendre à un temps ultérieur l’or acheté.

2) On peut acheter de l’or à l’aide de contrats à terme (futures contract). Cela peut se faire au Chicago Mercantile Exchange (CME) ou au London Metal Exchange (LME). Cette option diminue les risques, mais on parle d’investissement de l’ordre de 10 000 $.

3) On peut acheter de l’or à l’aide de Fonds Négociés en Bourse (FNB, ou ETF an anglais). Il s’agit de paniers d’actions constituées de titres sur l’or. Cette option a pour avantage de payer des dividendes. Il y a également des gestionnaires de fonds sur l’or qui exigent parfois un minimum (par exemple 1 000 $).

4) Enfin, on peut acheter des titres dans le marché boursier. Il s’agit de mines d’or ou de compagnies de prospection cotées en bourse. Parfois, certains titres paient des dividendes.

Avertissement

Cet article est écrit à titre de divertissement seulement et ne constitue pas un avis financier. Il est avisé de faire votre propre recherche et de consulter un expert si vous voulez investir dans l’or. Déboursez seulement le montant que vous êtes mentalement prêt(e) à perdre.

C’est quoi un ETF REIT?

C’est quoi un ETF?

Un ETF est un fonds négocié en bourse (FNB). Investir dans les marchés boursiers comporte certains risques, mais ça peut devenir une tâche herculéenne si l’on doit gérer soit-même ses investissements. Si le risque est toujours présent, il est au moins mitigé avec un FNB. Au lieu d’investir dans plusieurs titres, un FNB regroupe plusieurs titres dans un seul fonds.

Il existe plusieurs FNB dans tous les secteurs. Que ce soit le marché des obligations, des commodités, des titres indexés, et j’en passe, il y a de fortes chances qu’il y ait un FNB pour ça. Parfois, on se réfère à certains FNB comme des iShares. Les iShares sont gérés par Blackrock.

Les FNB sont négociés comme pour n’importe quel titre dans le marché boursier. Certains paient même des dividendes. Si les frais de gestion peuvent décourager, au moins l’investisseur se fait imposer une seule fois sur le gain en capital en vendant un FNB plutôt que plusieurs titres.

C’est quoi un REIT?

Un REIT est un fonds de placement immobilier. Ce type de fonds est très populaire chez les gens qui veulent investir dans l’immobilier sans avoir à se soucier des locataires et de la maintenance. De plus, c’est un type d’investissement moins risqué que l’achat d’une propriété. Avec un REIT, on collecte des dividendes en guise de loyer.

Il existe 5 principaux types de REIT :

  • Retail (Commerce au détail)
  • Résidentiel
  • Commercial
  • Industriel
  • Healthcare (dans le domaine de la santé)

Récemment, d’autres types de REITs spécialisés ont fait leur apparition, comme par exemple pour investir dans les hôtels et les centres de villégiature. Peu importe le type de REIT, le principe est le même : un panier de propriétés dont les revenus sont distribués sous forme de dividendes.

C’est quoi un ETF REIT?

Un FNB REIT est un panier de REITs. Tout comme pour n’importe quel FNB, il y a des frais de gestion. Cependant, un FNB REIT paie également des dividendes. Ce type de fonds est un excellent moyen de diversifier son portfolio et de mitiger les risques.

Si ce type de fonds vous intéresse, je vous suggère de faire vos recherches sur les titres suivants :

Invesco KBW Premium Yield Equity REIT ETF (KBWY)

Le fonds Invesco KBW est basé sur l’indice des REITs à rendement élevé KBW sur le Nasdaq. Cet indice suit le rendement des REITs ayant une petite ou une moyenne capitalisation aux États-Unis. Le fonds KBW n’a pas beaucoup d’actifs, mais offre un rendement du dividende de 6,95 %. Les frais de gestion du fonds sont de 0,35 %.

iShares Global REIT ETF (REET)

J’aime ce fonds pour deux raisons principales : son exposition mondiale et ses frais de gestion. Le fonds REET est investi à 65 % dans le marché américain. Les 35 % restants sont investis sur tous les autres continents. Cette diversification assure une certaine protection du fonds contre la volatilité. Le rendement du dividende est de 5,09 %. Les frais de gestion sont seulement de 0,14 %.

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Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.

2 autres titres que je préfère à celui de Beyond Meat

Beyond Meat (BYND) est entrée en bourse au début du mois de mai avec un IPO de 25 $. À la fin de sa première séance, l’action de la compagnie spécialisée en substituts de viande à base végétale valait 65,75 $. Une hausse de 163 %!

Au moment que j’écris ces lignes, le titre de Beyond Meat approche les 100 $, avec un rendement de près de 272 % depuis l’IPO. Pourtant, je ne toucherais pas cette compagnie. Du moins, pas pour l’instant.

« Beyond stupid »

Tels furent les propos dans un tweet d’Andrew Left, de Citron Research. Selon lui, le titre de Beyond Meat devrait baisser à 65 $. Quant à moi, je ne serais pas étonné que la valeur de BYND baisse jusqu’à 25 $, soit la valeur de son IPO.

Il est vrai que BYND est en train de révolutionner le mode de consommation, et que la compagnie est en train de contempler un marché potentiel global de $ 1,4 trillions US. Toutefois, BYND n’a déclaré aucun profit depuis son apparition en 2009.

Le rapport prix/ventes

Certes, les revenus de BYND sont en croissance ($ 87,93 M en 2018 versus $ 16,18 M en 2016), mais l’action se transige à 44 fois la valeur des ventes. En comparaison, le rapport prix/ventes de Maple Leaf Foods (MFI) est de 1,1. Dans le cas de A&W(AW-UN), le rapport prix/ventes est de 12,9. À titre d’information, un rapport prix/ventes est jugé excellent lorsqu’il est entre 1 et 2. Plus le rapport prix/ventes d’une compagnie est élevé, plus on considèere que le titre est en territoire spéculatif.

Pourquoi je préfère A&W et Maple Leaf

Le fonds A&W Revenue Royalties Income Fund a à son actif plus de 960 restaurants A&W au Canada. Il y a moins d’un an, A&W introduisait des hamburgers sans viande. Il se trouve que les pâtés à base de plantes servis ne sont nul autre que des « Beyond burgers ». Fort probablement, la popularité de Beyond Meat contribuera davantage à celle des restaurants A&W. Non seulement la valeur du titre est moins élevée que celle de BYND, A&W paie un dividende avec un rendement annuel de 4,22 %.

Maple Leaf Foods est réputée pour les saucisses et la viande pour sandwich. Depuis quelque temps, Maple Leaf s’est attaquée au marché de produits naturels. Une stratégie rentable, puisque la compagnie a déclaré un revenu de $ 3,5 G canadiens pour l’année fiscale se terminant le 31 décembre 2018.

Récemment, Recipe Unlimited (RECP.TO) a annoncé que des pâtés à base de plantes produits par Maple Leaf seront servis dans des restaurants Kelsey’s, et possiblement dans les restaurants Harvey’s par la suite. Avec un rapport prix/ventes de 1,1, Maple Leaf Foods est définitivement un meilleur investissement que Beyond Meat. De plus, Maple Leaf paie un dividende avec un rendement annuel de 1,80 %.

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Est-ce le temps d’acheter Uber?

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Uber (UBER) a finalement fait son entrée à la bourse de New York ce vendredi. Déjà, le titre flirte avec le territoire de correction en terminant sa première séance avec une baisse de près de 8 %. Mais qu’est-ce qui s’est passé?

Lyft et la guerre des tarifs

Le principal compétiteur de Uber, Lyft (LYFT), a fait son entrée en grande pompe à la fin du mois de mars avec un IPO de près de 80 $. Depuis, le titre a perdu près de 30 % de sa valeur. La débâcle du titre de Lyft a amené Uber à présenter un IPO plus prudent à 45 $. La première transaction sur Uber s’est faite à 42 $, en-dessous du IPO.

Visiblement, les investisseurs ont décidé d’être plus conservateurs avec Uber. Cependant, l’entrée en bourse de la compagnie d’auto-partage aurait pu se faire à un meilleur temps! À 12h01 a.m., l’admistration Trump a décidé d’augmenter à 25 % les tarifs sur 200 milliards d’importations chinoises.

Depuis le début de la semaine, les fameux gazouillis du président américain avaient ramené de la volatilité dans les marchés boursiers. La plus grande entrée en bourse américaine depuis Alibaba (BABA) n’aura pas eu l’accueil chaleureux tant attendu!

Est-ce la même histoire que celle de Tesla?

Peut-on comparer l’entrée en bourse d’Uber avec celle de Tesla (TSLA)? C’est pourtant ce qu’un analyste a fait. Comparé à la période de la bulle de l’Internet, il y a moins de compagnies technologiques qui font d’entrée en bourse. Malgré le fait que plusieurs de ces compagnies ne sont pas encore rentables, les perspectives de croissance à long terme leur permettent de présenter des IPO avec des valorisations de plusieurs milliards de dollars US.

Tesla n’a jusqu’à maintenant déclaré aucun profit. Pourtant, le titre de Tesla a grimpé de plus de 1 175 % depuis l’entrée en bourse de la compagnie en juillet 2010. Selon les documents fournis par Uber pour son IPO, la compagnie a eu des pertes de $ 3,04 G US l’année dernière, pour un total de plus de $ 10 G sur 3 ans.

Uber présente-t-elle une bonne opportunité d’achat?

Uber a terminé sa première séance en bourse avec une capitalisation d’environ 70 milliards. Loin des 120 G estimés par quelques banques il y a moins d’un an de cela. Un IPO de 120 G aurait placé le cours de l’action à 65 $. Selon l’analyste Mogharabi de Morningstar, Uber ne sera pas rentable avant 2024. En distribuant les actions, la compagnie privilégiait les investisseurs institutionnels, en faisant le pari qu’il n’y aura pas trop de volatilité sur le titre sur le long terme.

On peut toujours s’attendre que la valeur du titre d’Uber grimpe la semaine prochaine. Ce ne serait pas surprenant que certains investisseurs vendent leurs actions de Lyft pour acheter des actions d’Uber à un prix plus bas. Mais, avant que 2024 arrive, il faudra s’attendre à beaucoup de volatilité sur le titre, malgré le pari de la compagnie.

De plus, puisque nous sommes dans le plus long marché haussier de l’histoire, qui sait quel impact une volatilité comme celle qu’on a connue en décembre 2018 aura sur le titre d’Uber.

Comme l’a mentionné le CEO d’Uber, Dara Khosrowshahi, il se pourrait qu’Uber soit une belle histoire comme Amazon. Toutefois, il se pourrait également qu’Uber connaisse le même sort que plusieurs compagnies technos lors de l’éclatement de la bulle Internet. En attendant, pour profiter du titre d’Uber, âme sensible s’abstenir!

Déclaration

Ces écrits ne constituent pas en soi des conseils d’investissement. Il est avisé de consulter un conseiller financier ou de s’informer d’avantage avant d’investir.